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29/11/2004
La langue française maltraitée
Exemples de snobisme, de paresse intellectuelle et de démission face à la prétention de l’anglais à devenir la langue universelle.
Les Franglais
Comme vous le savez la ville de Paris est candidate à l’organisation des jeux olympiques de 2012. On espère alors que la langue française aura enfin la première place, devant la langue anglaise, dans toute la communication et la signalétique des jeux. Pas si sûr...
Philippe Baudillon, ancien conseiller diplomatique d’Édouard Balladur et directeur du Groupement d’intérêt public de la candidature de Paris pour les J.O. de 2012, s’était déplacé à Athènes et avait organisé une conférence de presse internationale pour présenter la candidature de Paris.
En quelle langue pensez-vous qu’il s’exprima ? En français, langue olympique officielle, langue de la France et de la francophonie, sa langue ? Non, il s’exprima en anglais !
À la question d’un journaliste du Monde qui s’étonnait de ce choix linguistique, M. Baudillon faisait cette magnifique réponse :
Mon souhait est que Paris 2012 soit perçu comme une marque française ouverte sur l’extérieur. Le seul moyen, c’est de parler la langue que tout le monde pratique. Lors des présentations des villes candidates, certains intervenants se sont exprimés dans leur langue nationale avec un vrai talent oratoire. Une fois traduit en anglais ou en français, c’était devenu d’un plat total…
Il faut donc comprendre que :
- la langue française est un handicap pour l’ouverture vers l’extérieur,
- la seule langue utile, même pour un haut fonctionnaire français, est l’anglais
- les candidats qui ont utilisé leur langue nationale ont bêtement desservi leur pays.
Dernièrement, la candidature de Paris a été remis tout en anglais ! Voilà qui augure mal de la place du français dans les futurs Jeux olympiques, même s’ils se déroulent dans la capitale de la France.
En dehors des compétitions sportives, il reste également à convaincre les Français de l’urgence à défendre leur langue. En novembre 2003, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar constatait déjà, navré, que les diplomates français cèdent devant l’anglais, abandonnant la défense de leur langue aux Africains.
Je vous invite à (re)lire cet article : Le français oublié à Athènes.
Air Canada
Officiellement bilingue, Air Canada ne respecte pas ce mandat et fait la part belle à l’anglais. Lors de mon premier voyage pour Montréal, j'ai d'ailleurs été victime de la mauvaise qualité d'accueil par des hôtesses froides et méprisantes. Perpétuellement assaillie de plaintes pour son piètre respect de la Loi sur les langues officielles, cette compagnie demande maintenant au gouvernement fédéral de lui venir en aide financièrement de quelques millions de dollars pour atteindre ses obligations de bilinguisme. Quelle insulte arrongante !
Chez nos libraires
Si vous voulez lire la traduction du bouquin Linux in a Nutshell, il vous faudra payer 103.95 $ au lieu de 63.95 $ ! Est-ce normal ?
11:25 Publié dans Langues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28/11/2004
Manifestation
George W. Bush viendra effectuer une visite officielle à Ottawa le 30 novembre prochain. Ce voyage de deux jours permettra au président républicain de discuter avec son homologue Paul Martin de différents sujets, dont le bouclier antimissile, les différends économiques sur le bois d'oeuvre et le boeuf, de l'Irak et la guerre contre le terrorisme.
À cette occasion, j'irai à la manifestation le 30 novembre à Montréal malgré le grand froid prévu:
- Contre la guerre, la destruction, la misère, l'exclusion, le racisme et la peur engendrées par les politiques étasuniennes
- Contre les politiques économiques et sociales qui nous entraînent dans la même voie au Québec et au Canada
Départ Carré Dominion, coin Peel et René-Lévesque (métro Peel) à 17h30.
C'est bien beau de parler mais il faut également agir !
Collectif Échec à la guerre
12:25 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/11/2004
Québec en 62 secondes, par icitte !
Avec le slogan Ici, on dit pas ici : on dit icitte, la dernière campagne publicitaire de Pepsi met en scène drôlement le Québec.
Chaque personnage présente un fait vrai du Québec : déménager le 1er juillet, les saveurs locales avec la poutine, l'hiver, les nids de poule, le hockey, le dialecte, etc. En prenant soin, naturellement, de bien illustrer la boisson.
Pepsi récupère les symboles québécois afin de mieux rejoindre les gens d'icitte mais peut-on y voir un outil très manipulateur pour génèrer des profits gigantesques ? À vous de juger...
À télécharger
- Publicité Pepsi - Ici, on dit pas ici : on dit icitte [Format Quicktime]
15:55 Publié dans Ma cabane au Québec , Rions un peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pub pepsi, quebec, icitte
18/11/2004
Ma réponse à Éric
Ah les vieux clichés ont la vie dure, surtout dans l'intelligentisa de gauche... Bush n'est certainement pas le crétin qu'on nous décrit ici, t'inquiète. Il n'a peut-être pas la culture de l'élite selon nos normes à nous, européennes et un peu prétentieuses, mais c'est tout sauf un abruti. Que ses choix, sa politique et son positionnement ne plaisent pas, c'est un chose, mais de grâce arrêtons de le prendre pour un con. Parce-que des vrais cons, j'en connais beaucoup aussi par ici...
Éric
Pour connaître ma réponse à ce commentaire, cliquez sur la suite du texte.
01:10 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/11/2004
Give Bush a brain
Voici un jeu stupide pour un président stupide. Ta..., 4 ans ! Voir le site
13:05 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/11/2004
Réchauffement de l'Arctique
L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. À ce rythme, la glace pourrait totalement disparaître l’été, d’ici à la fin du siècle, menaçant au premier chef la survie des ours polaires.

L'Arctique fond à grande vitesse ! Les pôles dégoulinent ! Un désastre écologique menace ! "Les mecs… je l'sens pas. Personne ne fait attention à nous, les ours polaires ! — Non ! — Tu rigoles ! — Qu'est-ce qu'on fait ? — Faut trouver quelque chose qui attire l'attention des gens… — Quelque chose d'irrésistible !" Crise morale en Arctique ! Droit au mariage pour les ours polaires gay ! Un Esquimau antiavortement avalé par un épaulard gauchiste !
Dessin de Kal
paru dans The Baltimore Sun
10:25 Publié dans Actu , Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/11/2004
La langue bretonne : une dérive communautariste ?
À l'émission 5 sur 5, j'ai eu le plaisir de suivre un reportage (à regarder absolument avec des images sur Quimper !) sur un exemple de colonialisme primaire effectué par le gouvernement français sur les langues minoritaires : le statut du breton dans l'éducation.
La question linguistique est un sujet sensible en France (comme au Québec). Reconnu par l'UNESCO comme langue à part entière, le breton est parlé aujourd'hui par deux groupes de locuteurs : les personnes âgées des zones rurales, et une minorité instruite de quelques dizaines de milliers de personnes qui lutte pour son maintien et sa normalisation face à un État français refusant de modifier l'article 2 de la Constitution ajouté en 1994 qui déclare que « La langue de la République est le français ». Pour illustrer la vigueur de cette politique liberticide, une phrase mythique a traversé les âges : « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton ». La juxtaposition de ces deux interdictions illustre bien la nature des moyens employés pour parvenir à réaliser un linguicide en Bretagne.
Le fait que tous les gouvernements, de gauche ou de droite, ont toujours refusé l'idée même d'un débat au Parlement sur un statut des langues dites "régionales" en dit long sur le degré d'ouverture des pouvoirs publics sur un tel sujet. En 1993, les gouvernements français ont d'ailleurs refusé de signer la Charte Européenne des Langues Minoritaires et de reconnaître les Droits Linguistiques des bretons. Dernièrement, l'association Diwan a déposé une plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme pour obtenir des autorités publiques qu'elles respectent les droits linguistiques de la population bretonne.
Depuis les années 70, l'affirmation de l'identité bretonne résiste grâce au renouveau de la musique et de la langue bretonne par les écoles Diwan. Dirigées par une association créée en 1977, et financées par les cotisations, les écoles Diwan sont gratuites pour les familles. Leurs établissements (32 écoles maternelles et primaires, quatre collèges et un lycée) fondent leur projet pédagogique sur le principe de l’immersion : les enfants apprennent le breton avant le français, introduit peu à peu au cours de la scolarité. Les apprentissages de base : lecture, écriture et calcul se font en breton et les élèves deviennent parfaitement bilingues breton-français à la fin du primaire !
Ben non ! Malgré ce niveau de bilinguisme élevé, le ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, a refusé d’assister à l’inauguration de l’école Diwan à Paris, qui est aussi la première de ce type hors de Bretagne, lors de la dernière rentrée scolaire. C'est le secrétaire d’État aux Transports, François Goulard, qui a fait le déplacement ! C'est fou, non ? Ce bretonnant a d'ailleurs souligné à plusieurs reprises « la richesse que constitue l’apprentissage du breton », qualifié d’« idée moderne qui permet l’ouverture et l’échange ». Pendant ce temps-là, la fédération de Paris du Parti Radical de Gauche (PRG) n'était pas du même avis, l'estimant "contraire à l'intérêt de l'enfant et à l'égalité des chances". "La création d'une école Diwan à Paris est un nouvel avatar d'une poussée du particularisme régionaliste et d'une dérive communautariste qui menace la cohésion de notre société", ont déclaré les élus PRG dans un communiqué. "C'est pourquoi nous nous opposerons vigoureusement à des aides de toute nature qui pourraient être présentées à l'approbation du conseil de Paris", ont-ils conclu. Je tiens à souligner que le président de la fédération de Paris est Jean-Bernard Bros, adjoint du maire Bertrand Delanoë : quelle mauvaise surprise !
Maudits Jacobins ! ;-)
Quelques dates à retenir :
En 1951, la loi Deixonne autorisait l'enseignement du breton, jusque-là interdit.
En 1976 était créée la première école maternelle Diwan, avec une 1/2 douzaine d'élèves.
En 1978, l'enseignement du breton était autorisé comme Langue Vivante 2, puis comme LV3 en 1982.
En 1981, la licence de breton était créée, en 1986 le CAPES, mais il fallait attendre 1989 pour obtenir la création du DEUG.
En 1993, les gouvernements français successsifs, de gauche et de droite, refusent de signer la Charte Européenne des Langues Minoritaires et de reconnaître les Droits Linguistiques des bretons.
Après ceux de Diwan, les collégiens de la filière bilingue du collège Charles Le Goffic de Lannion se sont vu refuser le droit de passer l'épreuve d'histoire et géographie du brevet des collèges en breton.
En septembre 2004, deux fillettes de Ploubazlanec privées de rentrée en classe bilingue…
Liens externes :
Association Diwan Breizh
Office de la langue bretonne
Histoire de la langue bretonne
Journal communautaire breton
Bretagne.com
An Arvorig
23:45 Publié dans Langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mon premier match de football
Cette fin de semaine, nous avons joui d'un beau temps ensoleillé et doux pendant qu'en Nouvelle-Écosse quelques pylônes électriques se sont affaissés sous le poids de la neige lors d'une première tempête de la saison. Ces images ont d'ailleurs ravivé chez certains Québécois le souvenir du verglas en 1998.
Icitte, nous vivons vraiment un bel automne : soleil, température agréable, peu de précipitation (le fleuve Saint-Laurent souffre de ce temps sec), feuilles colorées (plus vraiment aujourd'hui). Nous espérons que l'hiver sera de même avec de la belle neige. J'ai même hâte de remettre mes patins en me vêtant d'un bon manteau Kanuk bien chaud !
Malgré ce soleil, nous avons plutôt réservé notre fin de semaine au cocooning : bien-être, sommeil, lecture, petits plats, bricolage (la salle de douche est bientôt fonctionnelle), et le football bien sûr ! Attention, il ne faut pas confondre avec le soccer.
Hier soir, quelques Québécois ont regardé la grande finale de l'Est entre Montréal (les Allouettes) et Toronto (les Argonauts). À cette occasion, j'ai pu suivre mon premier match tout en écoutant les leçons de Louis sur les règles du jeu. J'avoue que j'ai bien aimé comme le hockey (en raison d'un lock-out, pas de saison cette année), sport plus rapide et moins plate que le soccer (désolée pour les amateurs). Malheureusement, nos moineaux ont perdu la saison par une défaite de 26-18... Maudits anglais ! ;-)
11:50 Publié dans Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/11/2004
Poste d'écoute de musique québécoise sur le web
Lancé par Disques RSB, un des intervenants majeurs dans la fabrication de produits audio en Amérique du Nord, Postedecoute.ca propose aux internautes de se familiariser avec les nouveautés musicales.
Ce site est surtout une communauté qui regroupe les amoureux de la musique, amateurs respectueux du travail des artistes et des artisans de la musique. Les pirates ne sont donc pas les bienvenues !
Chers Français, chères Françaises, oubliez donc Céline Dion ! Je vous invite à écouter des auteurs-compositeurs-interprètes talentueux comme :
- Tu m'aimes ou tu mens de Dumas & Bastien
- Pour ton sourire de Jorane
- Eh oui, c'est ça la vie de Richard Desjardins
- Kyoto de Polemil Bazar
- Point de mire de Moffatt
- L'amour est une bombe de Yann Perreau
- Les moitiés de Jamil
- La patente de Daniel Boucher
... et encore bien d'autres ! Bonne écoute !
15:25 Publié dans Ma cabane au Québec , Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Déjà Noël...
Après la citrouille, on peut voir cette fin de semaine le Père Noël et ses amis au grand défilé sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal. Les organisateurs et les commercants attendent des milliers d'enfants et leurs parents.
Dans nos salles de cinéma, on peut déjà voir des films de Noël comme par exemple ce film d'animation, The Polar Express, signé Robert Zemeckis avec Tom Hanks.
Franchement, quelle folie commerciale !
10:40 Publié dans Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

