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03/12/2004
Enfin la neige !
Mercredi 1er décembre
En début de matinée, je me rendais à Montréal, dans le coin de Mont-Royal, pour une autre entrevue d'embauche sous les premières chutes de neige. De la belle grosse neige cette fois-ci. C'était merveilleux et féerique ! À la sortie de mon entrevue, elle se transforma malheureusement en pluie en raison de la température proche de zéro. Avant de me rendre à un dîner d'amis dans le Vieux-Montréal, je faillis glisser plusieurs fois à cause de la sloche* qui s'infiltrait aussi dans mes chaussures. Maudite marde blanche ! Une fois rentrée à la maison, j'étais heureuse de rechauffer mes pieds trempés dans une nouvelle paire de chaussettes et de boire un bon thé vert bien chaud entourée de nos trois petits.
Jeudi 2 décembre
Cette nuit, la sloche avait gelé et s'était transformée en véritable patinoire. J'avais oublié que c'était si glissant et dangeureux. Sur les trottoirs, je patinais tout en essayant de garder mon équilibre. Durant mon périple, je bénissais les propriétaires d’un bout de trottoir qui avaient eu la bonne idée de mettre du sel ou du sable.
Vendredi 3 décembre
Pendant que je vous écris cette note, je vois de la petite neige qui tombe. Avec le facteur éolien, il fait présentement -16 ! Icitte, c'est une température correcte pour nos autres.
Sloche* : pour désigner le mélange de neige et d'eau qui tombe en averse ou qui se trouve au sol, les spécialistes de la météorologie, de la glaciologie et de l'hydrologie ont retenu le terme bouillie neigeuse. Dans le domaine de l'aéronautique, on parle simplement dans ce sens de neige fondante, une expression générale assez répandue. Dans le sens plus particulier de « neige détrempée et souillée », on peut lire et entendre de plus en plus souvent le terme gadoue dont le sens premier, « terre détrempée », est aisément applicable à la neige humide ou boueuse. Dans le même sens, l'anglicisme slush ou sa forme francisée sloche (parfois slotche), nom féminin, est usuel au Québec depuis le début du vingtième siècle mais cet emploi demeure critiqué. De son côté, Radio-Canada, qui appuyait dans les années soixante l'emprunt adapté sloche, a plus tard opté pour le néologisme névasse mentionné dans des ouvrages mais resté rare dans l'usage parlé ou écrit. Enfin, notons l'emprunt en langue française du terme russe raspoutitsa dont le sens peut être associé à la gadoue puisqu'il désigne la période de dégel et la boue ainsi créée dans les chemins de terre. Source : Office Québécois de la langue française.
10:30 Publié dans Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Heureusement que les canadiens sont là pour rappeler toute la richesse du Français et la saveur des expressions québécoises. Un vrai bol d'air pur que de lire ces lignes, merci !
USee
Ecrit par : USee | 03/12/2004
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