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08/02/2005
Quelle langue parlons-nous au Québec ?
Écoutez la première table ronde
Notre langue est vivante, elle évolue. Les Québécois ne parlent pas comme les Français, comme les Acadiens, ni comme leurs grands-parents. Quelles sont les caractéristiques de notre langue ? Quels en sont les niveaux ? Qu'est-ce qui l'enrichit et la menace ?
Marie-France Bazzo en parle avec ses invités : Claude Poirier, directeur du groupe de recherche Trésor de la langue française, à l'Université Laval, Jean-Louis Roy, secrétaire de l'Agence de la francophonie à Paris de 1990 à 1998, président de Droits et Démocratie et le dramaturge Michel Marc Bouchard.
Selon Claude Poirier, «nous parlons un français qui se rattache à une tradition nord-américaine, alors que partout ailleurs on parle un autre français». Les Québécois n'ont pas attendu la législation des grammairiens comme ce fut le cas en France.
Michel Marc Bouchard croit que nous parlons deux langues : le québécois, une langue d'apprentissage affective, et une langue académique. «Nous sommes extrêmement polyphoniques dans notre utilisation de la langue. Nous avons plus de liberté que les Français», estime le dramaturge.
Jean-Louis Roy rappelle que le Québec et la France sont les deux seuls territoires où le français est la langue maternelle. Le Québec de 2005 comprend 1,5 million de Québécois qui parlent le français, sans être d'origine francophone. «La langue française est en train de devenir une langue d'inclusion. Allons-nous être capables d'accepter les accents qui viennent du Maghreb, d'Afrique noire et d'Haïti?» En somme, Jean-Louis Roy blâme le Québec pour les difficultés d'intégration au marché du travail de ces arrivants.
Le français dans les médias, la perception des Québécois et l'amélioration du français sont d'autres sujets abordés au cours de cette table ronde.
Marie-France Bazzo en parle avec ses invités : Claude Poirier, directeur du groupe de recherche Trésor de la langue française, à l'Université Laval, Jean-Louis Roy, secrétaire de l'Agence de la francophonie à Paris de 1990 à 1998, président de Droits et Démocratie et le dramaturge Michel Marc Bouchard.
Selon Claude Poirier, «nous parlons un français qui se rattache à une tradition nord-américaine, alors que partout ailleurs on parle un autre français». Les Québécois n'ont pas attendu la législation des grammairiens comme ce fut le cas en France.
Michel Marc Bouchard croit que nous parlons deux langues : le québécois, une langue d'apprentissage affective, et une langue académique. «Nous sommes extrêmement polyphoniques dans notre utilisation de la langue. Nous avons plus de liberté que les Français», estime le dramaturge.
Jean-Louis Roy rappelle que le Québec et la France sont les deux seuls territoires où le français est la langue maternelle. Le Québec de 2005 comprend 1,5 million de Québécois qui parlent le français, sans être d'origine francophone. «La langue française est en train de devenir une langue d'inclusion. Allons-nous être capables d'accepter les accents qui viennent du Maghreb, d'Afrique noire et d'Haïti?» En somme, Jean-Louis Roy blâme le Québec pour les difficultés d'intégration au marché du travail de ces arrivants.
Le français dans les médias, la perception des Québécois et l'amélioration du français sont d'autres sujets abordés au cours de cette table ronde.
Source Radio-Canada / Indicatif Présent
09:20 Publié dans Langues, Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Francophonie


Commentaires
Bonjour,
Je viens de découvrir ton blog en cherchant sur "Le coeur a ses raison", dont je viens de me goinfrer une partie de la première saison.
C'est excellent et pourtant c'est une série qu'on ne risque pas de voir en France, parce que, pour faire vite et simple, les Français sont des cons. On prétendra que ces acteurs ne sont pas connus du public français, mais on fond c'est parce qu'on méprise toute francophonie étrangère. Quand je pense qu'on rate aussi les Bougons à cause de ce repli franco-français !
Bref, c'est une chance pour la langue française de pouvoir sortir de France, ça lui fait des vacances !
Ecrit par : Sébastien | 11/09/2005
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