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10/02/2005
Choisir le français
Pour cette troisième table ronde sur le thème du Français dans tous ses états, Marie-France Bazzo reçoit deux écrivains amoureux de la langue française. Sergio Kokis et Neil Bissoondath viennent respectivement du Brésil et de Trinidad. Ils ont choisi la langue française en s'installant au Canada.
Sergio Kokis s'est établi au Québec il y a 30 ans, après un séjour en France. Neil Bissoondath est arrivé dans un premier temps à Toronto. Il habite maintenant à Québec.
Sergio Kokis a appris le français dans son Brésil natal. «Je savais seulement lire et écrire le français», s'est-il aperçu une fois arrivé en France. Son français oral ne s'améliorait pas puisqu'il fréquentait plutôt les Espagnols et les Portugais de Paris. C'est une fois installé au Québec qu'il commence enfin à travailler en français. Et quelques années plus tard, il écrit tout naturellement ses romans en français.
Neil Bissoondath a appris le français à l'école secondaire, à Trinidad. «J'ai très vite su que les sons du français me plaisaient énormément», dit-il. L'auteur choisit d'étudier en langue et littérature française à Toronto. «À l'époque, à Trinidad, nous n'étions pas conscients de l'existence du Québec.»
Les deux écrivains soulignent les différences entre le français d'ici et celui d'ailleurs. «Les gens pensaient que j'étais Belge. Ils trouvaient que mon accent était très correct pour un Belge», relate Sergio Kokis. L'accent et les expressions québécoises ont parfois frustré Neil Bissoondath, mais il s'y est habitué à la longue. «Aujourd'hui, j'ai des difficultés avec les expressions de la France», dit-il.
Le français fait maintenant partie de leur identité. «Je ne peux écrire qu'en français, même si je parle d'autres langues», ajoute Sergio Kokis.
Sergio Kokis s'est établi au Québec il y a 30 ans, après un séjour en France. Neil Bissoondath est arrivé dans un premier temps à Toronto. Il habite maintenant à Québec.
Sergio Kokis a appris le français dans son Brésil natal. «Je savais seulement lire et écrire le français», s'est-il aperçu une fois arrivé en France. Son français oral ne s'améliorait pas puisqu'il fréquentait plutôt les Espagnols et les Portugais de Paris. C'est une fois installé au Québec qu'il commence enfin à travailler en français. Et quelques années plus tard, il écrit tout naturellement ses romans en français.
Neil Bissoondath a appris le français à l'école secondaire, à Trinidad. «J'ai très vite su que les sons du français me plaisaient énormément», dit-il. L'auteur choisit d'étudier en langue et littérature française à Toronto. «À l'époque, à Trinidad, nous n'étions pas conscients de l'existence du Québec.»
Les deux écrivains soulignent les différences entre le français d'ici et celui d'ailleurs. «Les gens pensaient que j'étais Belge. Ils trouvaient que mon accent était très correct pour un Belge», relate Sergio Kokis. L'accent et les expressions québécoises ont parfois frustré Neil Bissoondath, mais il s'y est habitué à la longue. «Aujourd'hui, j'ai des difficultés avec les expressions de la France», dit-il.
Le français fait maintenant partie de leur identité. «Je ne peux écrire qu'en français, même si je parle d'autres langues», ajoute Sergio Kokis.
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12:11 Publié dans Langues , Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Francophonie

