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19/04/2005
Qui ?

Les cloches retentissent au Vatican. Les 115 cardinaux de l'église catholique, réunis en conclave depuis lundi, ont finalement réussi à élire un pape.
Une fumée blanche s'est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine, suivie, quelques minutes minutes plus tard, par les sonneries de la cloche de Saint-Pierre.
Il aura fallu 24 heures à peine aux cardinaux pour élire le 265e pape de l'histoire de l'église.
On ne connaît toutefois pas encore l'identité du nouveau pape, ce qui ne devrait pas tarder.
Eh eh eh...
13h20 - Je viens de quitter la télé après avoir assisté mon premier conclave en direct. En toute confidence, je suis déçue... Un indice : un conservateur.
Une fumée blanche s'est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine, suivie, quelques minutes minutes plus tard, par les sonneries de la cloche de Saint-Pierre.
Il aura fallu 24 heures à peine aux cardinaux pour élire le 265e pape de l'histoire de l'église.
On ne connaît toutefois pas encore l'identité du nouveau pape, ce qui ne devrait pas tarder.
Eh eh eh...
13h20 - Je viens de quitter la télé après avoir assisté mon premier conclave en direct. En toute confidence, je suis déçue... Un indice : un conservateur.

L'Allemand Joseph Ratzinger qui se fait appeler Benoît XVI
Né en Bavière le 16 avril 1927, Ratzinger a joué un rôle de premier plan dans la transition ouverte par le décès de Jean Paul II, dont il fut l'un des plus proches conseillers.
Cette présence en faisait l'un des favoris, si ce n'est le favori, pour succéder à Jean Paul II. Mais ses 78 ans, qui en feraient le pape élu le plus âgé depuis plus d'un siècle, constituaient son principal handicap.
Joseph Ratzinger s'est d'abord fait remarquer lors du Conseil du Vatican II (1962-1965), au cours duquel il est apparu comme un théologien plutôt libéral. Mais l'agitation sociale de 1968 à travers l'Europe l'a poussé à évoluer vers des thèses plus conservatrices pour défendre les valeurs catholiques face à un vent de contestation généralisé.
Professeur de théologie puis archevêque de Munich, Mgr Ratzinger est ensuite nommé en 1981 préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, descendante de l'Inquisition.
A ce poste stratégique, il s'est d'abord attaqué à l'influence croissante de la "théologie de la libération", en vogue en Amérique latine, qu'il a progressivement réduite au silence.
En 1986, il est à l'origine de la ferme condamnation par le Vatican de l'homosexualité et du mariage homosexuel. Plus récemment, en 2004, il s'en prend au "féminisme radical", qu'il accuse de saper les valeurs familiales et d'atténuer les différences entre hommes et femmes.
Mgr Ratzinger provoque également la colère des autres religions chrétiennes lorsque la Congrégation pour la doctrine de la foi publie en 2000 un document intitulé "Dominus Iesus", qui affirme la primauté de l'Eglise catholique romaine notamment sur les églises luthériennes, dont il juge les protestations "absurdes".
Au Vatican, il accroît un peu plus son pouvoir en prenant la tête en 2002 du Collège des cardinaux, chargé d'élire le prochain pape.
Pour certains observateurs, les appels entendus sur la place Saint-Pierre en faveur d'une canonisation rapide de Jean Paul II ont pu faire le jeu de Mgr Ratzinger car ils poussaient les cardinaux à faire le choix de la continuité avec le pontificat du défunt pape.
Missions
Il aura la lourde tâche de succéder à Jean Paul II, le premier pape de la mondialisation, dont les obsèques, le 8 avril, ont fait accourir au Vatican la plupart des dirigeants de la planète (à l'exception notable des dirigeants russe et chinois), des représentants de toutes les grandes religions, ainsi que des centaines de milliers de fidèles.
L'extraordinaire charisme de Jean Paul II a masqué la fragilité de l'Eglise catholique dans un monde en mutation.
Son successeur sera confronté à des enjeux redoutables liés à la chute des vocations, à la concurrence des autres religions et à l'évolution des moeurs.
Malgré les apparences, l'Eglise catholique est aujourd'hui plus faible qu'au début du pontificat de Jean Paul II il y a 26 ans: 17% de la population mondiale se réclame du catholicisme (17,75% en 1978) et le nombre de baptisés croît désormais moins vite que les naissances. En revanche l'islam, les courants évangéliques inspirés du protestantisme et l'indifférence religieuse sont en pleine progression.
Aujourd'hui, les trois quarts des catholiques se trouvent hors d'Europe, le continent de son expansion initiale, où son influence est en perte de vitesse. La vitalité du catholicisme en Asie et en Afrique ne permet plus de compenser la chute des vocations dans le Vieux continent autrefois missionnaire: on comptait 416.329 prêtres en 1978, ils n'étaient plus que 405.450 en 2003.
Dans le domaine du dialogue avec les autres confessions chrétiennes (oecuménisme), le nouveau pape hérite aussi d'un dossier embourbé: depuis le retour à la liberté religieuse dans l'ancien empire soviétique, les catholiques ont souvent été accusés de prosélytisme par les Eglises orthodoxes d'Europe centrale. Avec les protestants, l'opposition demeure sur la question de la primauté du pape.
Par ailleurs, l'Eglise n'échappe pas aux durcissements identitaires que connaissent toutes les religions. Une bonne partie du clergé et de nombreux fidèles, notamment dans les continents confrontés à la concurrence religieuse, restent attachés à ce qui fait sa spécificité: rigueur sur le plan des moeurs, prêtrise réservée aux hommes célibataires, importance donnée aux rituels.
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Cette présence en faisait l'un des favoris, si ce n'est le favori, pour succéder à Jean Paul II. Mais ses 78 ans, qui en feraient le pape élu le plus âgé depuis plus d'un siècle, constituaient son principal handicap.
Joseph Ratzinger s'est d'abord fait remarquer lors du Conseil du Vatican II (1962-1965), au cours duquel il est apparu comme un théologien plutôt libéral. Mais l'agitation sociale de 1968 à travers l'Europe l'a poussé à évoluer vers des thèses plus conservatrices pour défendre les valeurs catholiques face à un vent de contestation généralisé.
Professeur de théologie puis archevêque de Munich, Mgr Ratzinger est ensuite nommé en 1981 préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, descendante de l'Inquisition.
A ce poste stratégique, il s'est d'abord attaqué à l'influence croissante de la "théologie de la libération", en vogue en Amérique latine, qu'il a progressivement réduite au silence.
En 1986, il est à l'origine de la ferme condamnation par le Vatican de l'homosexualité et du mariage homosexuel. Plus récemment, en 2004, il s'en prend au "féminisme radical", qu'il accuse de saper les valeurs familiales et d'atténuer les différences entre hommes et femmes.
Mgr Ratzinger provoque également la colère des autres religions chrétiennes lorsque la Congrégation pour la doctrine de la foi publie en 2000 un document intitulé "Dominus Iesus", qui affirme la primauté de l'Eglise catholique romaine notamment sur les églises luthériennes, dont il juge les protestations "absurdes".
Au Vatican, il accroît un peu plus son pouvoir en prenant la tête en 2002 du Collège des cardinaux, chargé d'élire le prochain pape.
Pour certains observateurs, les appels entendus sur la place Saint-Pierre en faveur d'une canonisation rapide de Jean Paul II ont pu faire le jeu de Mgr Ratzinger car ils poussaient les cardinaux à faire le choix de la continuité avec le pontificat du défunt pape.
Missions
Il aura la lourde tâche de succéder à Jean Paul II, le premier pape de la mondialisation, dont les obsèques, le 8 avril, ont fait accourir au Vatican la plupart des dirigeants de la planète (à l'exception notable des dirigeants russe et chinois), des représentants de toutes les grandes religions, ainsi que des centaines de milliers de fidèles.
L'extraordinaire charisme de Jean Paul II a masqué la fragilité de l'Eglise catholique dans un monde en mutation.
Son successeur sera confronté à des enjeux redoutables liés à la chute des vocations, à la concurrence des autres religions et à l'évolution des moeurs.
Malgré les apparences, l'Eglise catholique est aujourd'hui plus faible qu'au début du pontificat de Jean Paul II il y a 26 ans: 17% de la population mondiale se réclame du catholicisme (17,75% en 1978) et le nombre de baptisés croît désormais moins vite que les naissances. En revanche l'islam, les courants évangéliques inspirés du protestantisme et l'indifférence religieuse sont en pleine progression.
Aujourd'hui, les trois quarts des catholiques se trouvent hors d'Europe, le continent de son expansion initiale, où son influence est en perte de vitesse. La vitalité du catholicisme en Asie et en Afrique ne permet plus de compenser la chute des vocations dans le Vieux continent autrefois missionnaire: on comptait 416.329 prêtres en 1978, ils n'étaient plus que 405.450 en 2003.
Dans le domaine du dialogue avec les autres confessions chrétiennes (oecuménisme), le nouveau pape hérite aussi d'un dossier embourbé: depuis le retour à la liberté religieuse dans l'ancien empire soviétique, les catholiques ont souvent été accusés de prosélytisme par les Eglises orthodoxes d'Europe centrale. Avec les protestants, l'opposition demeure sur la question de la primauté du pape.
Par ailleurs, l'Eglise n'échappe pas aux durcissements identitaires que connaissent toutes les religions. Une bonne partie du clergé et de nombreux fidèles, notamment dans les continents confrontés à la concurrence religieuse, restent attachés à ce qui fait sa spécificité: rigueur sur le plan des moeurs, prêtrise réservée aux hommes célibataires, importance donnée aux rituels.
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13:20 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


Commentaires
Moi je sais :o)) Voir sur mon blog !
Ecrit par : Legweak | 19/04/2005
Déçue moi aussi !
Dire que je pensais que la religion et ses Hommes allaient prendre un edirection plus réaliste et moins arriérée, c'est râté pour cette fois -ci je pense !!!
Ecrit par : Vale | 22/04/2005
Ou est l'objectivité de votre texte ? Vous êtes déçu de ce pape mais êtes vous catholique pratiquant ? Comme vous ne semblez pas l'être au vu de vos propos comment pouvez vous porter un jugement de conservatisme et de déception sur la nomination d'un pape alors que vous n'êtes pas concerné ? Donnez vous votre avis sur les propos ou la nomination d'un chef de l'église orthodoxe, d'un imam ou d'un rabbin? Pourtant leur propos qui est celui de la foi va exactement dans le même sens que celui de ce pape il me semble. La congrégation pour la doctrine de la foi est indispensable dans l'église car elle informe de ce qui est conforme à la Foi catholique depuis 2000 ans. La comparaison à l'inquisition devient alors plutôt louche. Bref, vous êtes adepte d'un bavardage déja entendu, vous n'avez aucune argumentation et vous vous érigez en donneur de leçon à une église dont vous ne faites visiblement pas partie. Elle existe depuis 2000 ans cette église, et ne vous en déplaise les Luthériens en sont sortis, ils sont sortis de la souche. L'église catholique (et orthodoxe) sont les seules qui permettent de remonter jusqu'à un apotre direct en partant d'un évèque quelconque de notre temps. La critique est bonne si elle est argumentée et visiblement ce n'est pas l'orientation de votre propos.
Ecrit par : leton | 10/10/2005
Cher Leton,
C'est votre critique qui n'est pas objective ! Vous avez le droit de ne pas partager mes opinions ("on ne peut pas plaire à tout le monde") mais votre argumentation manque de nuances et surtout de respect.
Navrée de vous décevoir mais je vous informe que j'ai bien reçu une éducation catholique durant mon enfance. J'adorais même l'aumônerie, la fraternité entre croyants, la visite du curé dans ma classe et les séances de chant à l'église. Mais la foi m'a quitté pour des raisons personnelles et je suis devenue athée. J'ai aujourd'hui d'autres croyances : la diversité culturelle, la philosophie, les arts, la démocratie, l'égalité, la liberté, l'environnement, l'amour, etc.
Je respecte les doctrines religieuses mais je n'accepte pas les répressions conservatrices dictées. Ce que fait présentement Benoît XVI : une sorte d'"inquisition" pour la chasteté et contre l'homosexualité au sein de son église.
Enfin, j'ai le droit de participer à n'importe quel débat et d'y exprimer mes opinions dans le respect des personnes.
Bien à vous !
Ecrit par : Gwenaëlle | 11/10/2005
Chère Gwenaelle, je ne vois pas ce qui dans mon propos peut être vu comme un manque de respect de votre personne. Montrez moi ce qui pour vous est un manque de respect; quoi qu'il arrive si vous avez été blessée par mes propos je vous prie de m'excuser, : ce n'était pas mon intention. Vous retombez cependant dans les mêmes travers que j'ai critiqué. Vous avez le droit d'avoir votre opinion sur l'église et de participer à tout débat bien sur mais présentez cela plus comme "votre opinion" et non pas à la manière des journalistes "comme une vérité avérée", ce qui est faux. Je m'explique. Vous aurriez dit ce pape a dit ceci et cela quand il était préfet de la doctrine de la foi et cela ressemble fort à une répression conservatrice dictée. Tres bien pourquoi pas, cela ouvre le débat et bnous aurions pu en discuter avec beaucoup d'intérêt il me semble. Par contre dans votre propos, vous taxez Benoit XVI de conservatisme, ce qui n'a aucun sens pour les croyants puisque le monde et ses dérives n'ont pas à dicter la morale chrétienne de l'église présente sans équivoque dans la bible. A la lecture de votre message vous semblez penser que je vous juge indigne de croire puisque vous m'informez que vous étiez dans l'égise avant. Si vous êtes athée actuellement c'est par amour fraternel que j'en suis crontrit mais pas par un orgueil mal venu qui me ferait vous juger. Pour bien comprendre mon ancien message je vais vous donner un exemple. Si en australie on vient à élire comme président un fou furieux il serait plus sage de dire n'étant pas australien, comment ont il pu élire un tel homme ? Cela les regarde apres tout car ils savent surement ce qui est mieux pour eux. c'est pareil pour le pape. Les athées fustigent la morale papale contre l'avortement, l'homosexualité etc. Mais qu'attendre d'un pape sinon CELA justement ! La bible est CONTRE car DIEU est contre (valable uniquement pour les croyants) donc le pape est CONTRE point barre ! Par contre il faut savoir accepter aussi les avis des croyants qui sont plus éclairés que ceux des non croyants qui ont une vision étriquée de la foi vu qu'ils ne la vivent pas. Donc je vous ai donné mon avis et je vous ai montré qu'avoir son opinion ne voulait pas dire donner des leçons surtout sur un sujet que l'on n'est pas sensé maitriser étant athée puisqu'il sagit de la foi. Ceci étant dit je suis ravi que vous ayez voulu me répondre. Sachez pour finir qu'il n'y a pas de violence volontaire dans mes propos mais un certain agacement général concernant la ajorité athée qui souhaite apprendre aux croyants comment croire. Cela n'est en rien une attaque contre vous car vous me semble être quelqu'un de bien sympa.
A bientot si vopus le voulez
Ecrit par : leton | 15/10/2005
Les commentaires sont fermés.