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08/11/2005

Couvre-feu : mesure ironique inappropriée

Est-ce la bonne réponse ?

Suite à une réunion extraordinaire en présence du président Jacques Chirac, le Conseil des ministres a décidé hier soir d'exhumer une loi votée en 1955 à l'époque coloniale pour faire face à l'insurrection en Algérie. Pour la première fois depuis cinquante ans, le gouvernement français instaure l'état d'urgence et utilise les couvre-feux au lien de répondre à l'urgence sociale et de changer leur discours de guerre. 

Or, le recours à cette loi n'est pas le meilleur des symboles pour apaiser la situation.  En effet, il s'applique aux enfants et aux petits-enfants de ceux auxquels la loi d'avril 1955 s'adressait. Le couvre-feu soumis en octobre 1961 continue d'ailleurs à évoquer des souvenirs douleureux dans la communauté algérienne. Pour preuve, il suffit d'écouter le témoignage d'un ancien du FLN (Front de Libération nationale) recueilli par Johana Sabroux pour le quotidien Libération.


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Ces mesures musclées d'une triste ironie risquent alors de provoquer l'effet inverse de ce qui est souhaité. Le scepticisme et l'inquiétude font place. 

Cette crise est un nouvel échec de la politique du président Chirac, élu pour un premier mandat en 1995 après avoir promis de réduire la «fracture sociale» et réélu en 2002 sur le thème de la sécurité. Mais c'est surtout l'échec de toute une politique d’intégration dans lequel droite comme gauche ont leur part de responsabilité.

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Commentaires

Comme à dit Fabius : l'état d'urgence n'est pas policier mais social.
Le flamboyant Villepin annoncer le couvre feu m'a fait sourire

Ecrit par : Lionel | 09/11/2005

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