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19/12/2005
Un Noël blanc
À mon réveil, assez tôt le matin, je découvre, émerveillée, un immense voile blanc. La neige, pure et abondante, embellit le paysage hivernal, auparavant gris et sinistre.
Excitée comme une enfant découvrant ses cadeaux au pied du sapin, je me dépêche de descendre à la cuisine.
Après avoir allumé la radio et mis la bouilloire sur le feu, je délivre nos trois chats de la cave. Comme tous les matins, Cartouche, le plus espiègle, saute sur le comptoir pour regarder dehors. Les oreilles dressées vers l'arrière et les yeux grands ouverts, je devine son étonnement en trouvant ce nouveau décor. Sur ses deux pattes arrières, il bouge sa tête dans tous les sens pour observer chaque flocon. Il aimerait bien en attraper un. Par moment, il me tourne son regard interrogateur avec un petit miaulement. Il me fait rire. Je le flatte pour calmer sa frustration.
Bien au chaud avec un café, enfin prêt, j'admire la forte chute de neige sous la brume. En raison des rafales de vent causant de la poudrerie, le chroniqueur de la circulation rapporte la difficulté des automobilistes, et conseille de rester chez soi. On prévoit 35 centimètres de neige. On cite une liste d'écoles fermées. On parle alors de tempête.
La vie est au ralenti.
Je me rends compte que je vis ma première vraie bordée de neige de la saison.
Par deux fois, je sors pour la vivre et la prendre photo. Une fois rentrée à l'abri, je me prépare un bon lait chaud au miel.
À la fin de la journée, j'apprends qu'on a reçu plus de 40 centimètres de neige, en l'espace de douze heures, soit entre 4h et 15h. Presque un record !
On nous assure un vrai Noël blanc.
16:25 Publié dans Journal intime | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : québec, hiver, neige



Commentaires
Ahh une note comme je les aime, du vécu !
Ecrit par : G MIKE | 19/12/2005
Je n'ai jamais connu de noël autre que blanc :)
Le pire que j'ai vu, c'était une tempête de neige (bon... chute abondante) le soir du réveillon, le 24 décembre.
On était allés à la messe en souliers, et sortis en bottes ;)
brem
Ecrit par : brem | 19/12/2005
Ahhh ! Comme c'est joli ! Voilà ce qui m'attend ;-) En effet, je viens m'installer au Canada dans quelques mois.
Merci pour ces instants magiques.
Gwennola
Ecrit par : Gwennola | 20/12/2005
Ça donne envie (pour faire des tonnes de photos) !
Ecrit par : Legweak | 20/12/2005
Je lis ton post et je me dis en soupirant "Dieu que la neige de mon petit village alpin me manque !!!"
Ecrit par : Lionel | 20/12/2005
Leg est frustré car la seule neige en région parisienne est "carbonique" ;o)
Ecrit par : Rorschach | 20/12/2005
[Pour votre info]
Les fameuses règles journalistiques de Radio-Canada :
***
La SRC met fin au contrat de François Parenteau
Par solidarité, son collègue zapartiste Christian Vanasse quitte la société d'État
Louise-Maude Rioux Soucy
Le Devoir
Édition du mardi 20 décembre 2005
Les frontières qui séparent l'humour et l'humeur sur les ondes de Radio-Canada peuvent être très ténues: l'humoriste François Parenteau en a fait les frais jeudi dernier. La direction de la société d'État a en effet choisi de mettre fin à une collaboration vieille de huit ans avec le membre bien connu des Zapartistes, jugeant son style trop «éditorial et pamphlétaire».
Solidarité oblige, son collègue zapartiste Christian Vanasse a pris la décision de se retirer lui aussi des ondes radio-canadiennes. Il quitte donc Indicatif présent où il tenait une revue humoristique de la semaine en compagnie de Christopher Hall. «Je ne suis plus radio-canadien dans ces conditions-là», a-t-il annoncé lorsque joint au téléphone par Le Devoir.
Le Bloc québécois a lui aussi vertement critiqué la décision de la SRC de congédier l'humoriste et demande à la ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, d'exiger immédiatement la démission du président de la société d'État, Robert Rabinovitch.
La décision de mettre fin à son contrat a profondément surpris François Parenteau, qui livrait ses billets d'humeur à l'émission Samedi et rien d'autre animée par Joël Le Bigot depuis les tout débuts de l'émission-phare de fin de semaine à la Première Chaîne. «Radio-Canada est justement venu me chercher pour que je fasse de l'humour et de l'humeur avec de l'opinion et du mordant», a-t-il rappelé hier.
À la direction de Radio-Canada, on juge toutefois que l'humoriste chargé d'analyser l'actualité avec «esprit, humour et fantaisie» a manqué à sa tâche. «La radio de Radio-Canada favorise la diversité d'opinions et non le monopole de l'opinion. Malheureusement, le style de M. Parenteau était éditorial et pamphlétaire et on a dû mettre fin à son contrat», a expliqué hier la directrice générale des communications, Guylaine Bergeron.
Au printemps dernier, la SRC avait prié M. Parenteau de réviser la formule de ses billets, le comité du programme de la radio les jugeant trop tranchés. Selon ce comité, ils ne correspondaient tout simplement pas à la politique journalistique que s'est donnée la société. «De septembre à décembre, on a évalué l'ensemble de ses billets et ils étaient encore éditoriaux et pamphlétaires», raconte Mme Bergeron.
François Parenteau juge toutefois que cette interprétation est abusive. «Je ne suis pas un politicologue, je suis un humoriste. Même si parfois le ton peut être largement sérieux dans une chronique, c'est toujours matière à réflexion et loin d'être univoque. J'ai tapé sur tout le monde, y compris les souverainistes ou la gauche.»
Même si jamais on ne lui a reproché d'afficher ouvertement ses convictions souverainistes, M. Parenteau s'inquiète du message que pourrait lancer ce remerciement, spécialement alors que le Canada se retrouve plongé en pleine période électorale. «Est-ce que c'est un exemple qu'on veut donner ?», s'interroge-t-il.
Le Bloc québécois va encore plus loin en parlant d'un «dérapage inqualifiable» qui survient quelques jours après que le Parti libéral du Canada ait montré son mépris envers les créateurs québécois en s'appropriant le concept de la LNI pour ses publicités. Dans un communiqué, le Bloc dénonce le fait que la SRC tolère les propos discriminatoires de Don Cherry envers les francophones et les Européens, mais prive un artiste québécois de sa liberté d'expression.
À Radio-Canada, on nie catégoriquement qu'il y ait eu un impératif politique derrière cette décision. «Cette décision aurait été prise, campagne ou non», assure Guylaine Bergeron. En effet, la SRC juge que M. Parenteau ne s'est tout simplement pas conformé au moule radio-canadien comme on le lui avait demandé.
Faute de l'obtenir, la SRC lui a plutôt offert un poste de réalisateur radio, même s'il n'a aucune expérience en la matière. Après mûre réflexion, François Parenteau a refusé cette offre pour ne pas se retrouver sous la tutelle de ceux qui l'ont remercié si cavalièrement.
La décision n'a pas été facile. C'est le deuxième contrat qui file entre les doigts de l'humoriste. Réalisateur à Points chauds, à Télé-Québec, François Parenteau a fait les frais d'un remaniement. Motif ? Il était trop associé à l'humour pour présenter des topos plus sérieux...
«Si je suis trop sérieux pour Le Bigot et trop drôle pour Points chauds, où sera ma niche ? [...] Ce que je fais semble être largement apprécié par le public. Tout le monde me veut, mais je n'ai de place nulle part. Je suis comme un plant de pot», illustre-t-il.
Heureusement pour lui, les Zapartistes restent plus soudés que jamais, au premier chef Christian Vanasse, qui a choisi de suivre son compagnon dans son infortune. «On m'a souvent dit d'être plus drôle. Je suis d'accord. Il arrive à l'occasion de ne pas être drôle, mais trop éditorial, juste fâché. Mais dans le cas de François, ils n'ont pas dit qu'il n'était pas drôle ou pas intéressant. Ils ont juste dit qu'il était trop éditorial. Ça, j'admets pas ça. Et en plus, on est en période électorale.»
Il faut admettre que les balises qui régissent les positions éditoriales prises sur les ondes de Radio-Canada sont difficiles à suivre pour ceux qui s'y prêtent. Il semble toutefois que, parce qu'il était seul au moment de prendre le micro, M. Parenteau occupait un créneau à part, explique Mme Boucher. «Quand les deux Chris [Christian Vanasse et Christopher Hall] prennent position, ils le font à deux. Quand C'est bien meilleur le matin accueille un éditorialiste en ondes, par exemple, il le choisit parmi plusieurs quotidiens et alterne.»
François Parenteau ne voit pas les choses du même oeil, lui qui estime faire un travail de columnist, un peu comme le fait Pierre Foglia à l'écrit. Désormais, il lui faudra toutefois trouver une autre antenne pour faire ce travail.
Mais il ne sera pas seul, car les Zapartistes sont prêts à faire de même, assure Christian Vanasse. «Quitter Radio-Canada, voler de nos propres ailes et faire notre propre matériel de façon complètement indépendante, ça fait peur un petit peu au début, mais on a bien confiance qu'on peut le faire parce que nous sommes un groupe souverain et libre de nos choix.»
***
Le billet de Parenteau :
http://www.radio-canada.ca/util/zapmedia/version9/detecte.asp?menu=4&lien=http://www.radio-canada.ca/Medianet/CBF/SamediEtRienDautre200512101008_2.asx
Ecrit par : Pour votre info | 20/12/2005
Trop beau cette image du White Christmas! On en rêve! Mais à Paname, la neige, quand elle tombe (rarement) ne dure que l'espace d'une demi-matinée avant de tourner en un mélange noirâtre et humide (est-ce bien ce qui est appelé sloche ou slush sous vous latitudes?)...
Comme d'hab' on va faire sans, et passer un beau Noël au chaud! En rêvant aux chutes de neiges!
Bonnes Fêtes!
Ecrit par : dubuc | 21/12/2005
Une fois de plus, la nomenklature de Radio-Pravda donne raison à ceux qu'elle tente de baillonner en trouvant l emoyen de se ridiculiser en plus. J'ai le sentiment qu'on n'a pas fini d'en entendre parler.
Quand on voit ces paysages dignes du peintre Jean-Paul Lemieux, on se dit que l'été s'en va ! Mais il ne faut pas déprimer, à partir de demain, les journées commencent à rallonger. L'image du bord de l'eau est particulièrement émouvante.
Ecrit par : Louis | 21/12/2005
G.Mike > Contente que la note t'ait plu
Brem > Sympa ton souvenir de Noël sous la "tempête" ;-) C'est mon deuxième Noël blanc.
Gwennola > Merci. Bonne fête et à bientôt
Legweak > Je te comprends. Demain, je serai à Montréal pour m'inscire sur la liste électorale consulaire. Je tacherai de te ramener des photos. ;-)
Lionel > Quel village alpin ? Y retournes-tu au temps des fêtes ?
Rorschach > toujours là pour taquiner, eh eh eh... ;-)
Pour votre info > merci pour le piratage du très bon article du Devoir ;-)
Dubuc > Bonnes fêtes à toi aussi ! Je penserai à toi dans ton paname rêvant de neige. Pour ton info, il neige assez fort. C'est très jolie avec les éclairages de Nowel (pas trop, merci). La rue est calme. C'est reposant.
Louis > Les journées se rallongent ! Yesss !! C'est bon pour le moral/C'est bon pour le moral/ C'est bon bon ;o)
Ecrit par : Gwenaëlle | 21/12/2005
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