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08/02/2006
Régression
Le texte sur l’égalité des chances, actuellement en débat, autorisera le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés des jeunes de quinze ans. Une régression que la droite espérait bien faire passer incognito, avec un débat focalisé sur le contrat première embauche, dont l’examen a été reporté à demain.
Le retour du travail de nuit des enfants de Sébastien Crépel, L'Humanité.
13:34 Publié dans Actu, Médias | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note


Commentaires
Attention aux abus, certes mais on a quand même l'impression aujourd'hui que plus personne ne veut travailler et que tout le monde cherche de bonnes raisons de critiquer ce qui est proposé. Dans le secteur de l'hotellerie par exemple, ça n'a rien de choquant de voir du personnel encore en activité passé 23h, les consommateurs que nous sommes tous seriont bien embêté de ne plus trouver quelqu'un pour s'occuper de nous passé 22h ? Bah alors où est le pb ?
Qu'est-ce qui est mieux ? Le chomage ou le contrat première embauche qui va permettre d'avoir une expérience ? Dormir en attendant les aides ou travailler de nuit ? Décidément, ya plus de main d'oeuvre !!!
Ecrit par : Legweak | 08/02/2006
Legweak,
Je ne partage pas ton point de vue sur la situation de l'emploi. Je trouve que tu stigmatises les chômeurs. Je suis contre le CPE car il permet aux employeurs de mettre à la porte une personne sans motif pendant deux ans. C'est un net recul pour le droit du travail.
À titre de témoignage, j'ai quitté la France pour des raisons notamment économiques et sociales. Pourtant, je ne manquais pas d'enthousiasme !!!
Dès l'obtention de l'âge légal, j'ai travaillé durant mes vacances scolaires avec en plus des petits boulots genre le "baby-sitting". Durant mes études supérieures, je quittais les classes pour aller directement à mon travail de caissière. Pendant 3 ans, je n'ai pas pris alors de vacances en sacrifiant les visites à ma famille en province. En plus de ça, j'ai fait 3 stages professionnelles avec d'excellentes références. À la fin de mes études, je commence la recherche de mon premier emploi : que des portes fermées ou alors des stages de longue durée non rémunéré (merci bien mais je fais comment pour vivre et payer le transport si cher à Paris, hein ?). Je me présentais pour des emplois DÉBUTANTS, l'employeur me reprochait.... de n'avoir pas d'expériences !!! J'ai aussi essayé d'obtenir un petit boulot genre McDo ou caissière, ben non : seulement pour les étudiants ou les gens précaires. Pendant ce temps-là, je n'avais droit à aucune aide !!!
Au bout de plus d'un an, j'ai perdu patience et j'ai sacré mon camp pour le Québec. Dès que j'ai obtenu mon premier permis de travail ouvert, un employeur a donné de suite ma chance ! Crois-moi, la vie est plus facile ici et il n'y a pas de cruauté sociale comme en France.
Ecrit par : Gwenaëlle | 09/02/2006
L'Etat ne peut pas proposer de solutions individuelles. Il propose un contrat qui a le mérite de fournir une expérience (ce qui fait défaut aux jeunes qui sortent de l'école). En quoi est-ce de la cruauté sociale ? Le chapitre sur l'employeur qui fout le jeune à la porte au bout des 2 ans, ça me fait bien rire. Oui il y a des employeurs qui le feront (des brebis galeuses, il y en a partout) mais de la à dire que tous feront ça, c'est trop facile pour tout rejetter en bloc.
Une entreprise dépense de l'argent (beaucoup d'argent) pour former un employé pour qu'il apprenne un travail et le fasse correctement. Ce n'est pas pour s'amuser aux chaises musicales tous les 2 ans.
Ecrit par : Legweak | 09/02/2006
Mettre à la porte un salarié motivé et loyal, durant ou au bout des deux ans, sans bon motif avec aucune possibilité de poursuite judiciaire, c'est une injustice sociale et un recul pour les droits du salarié.
Ecrit par : Gwenaëlle | 09/02/2006
Et si l'employeur lui propose un CDI ça s'appelle comment ?
Ecrit par : Legweak | 09/02/2006
Le CPE est un mauvais contrat d'embauche car le salarié n'a plus aucun droit durant X période lorsqu'il fera face par ex. à un licenciement abusif. Mettez-vous à la place du salarié, quelle frustration et injustice !!!
Ecrit par : Gwenaëlle | 09/02/2006
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