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13/06/2006

Si Paris était comme Montréal...

Via le blogue de l'ancien premier ministre français Alain Juppé, actuellement à Montréal pour encore quelques semaines, j'ai découvert ce poème de Dominique Noguez sur les villes de Paris et Montréal :

"Si Paris était comme Montréal, on ferait moins la queue quand on veut un taxi.

Si Paris était comme Montréal, le XVIème arrondissement parlerait anglais.

Si Montréal était comme Paris, on pourrait se balader à poil dans la rue en janvier.

Si Montréal était comme Paris, on dirait "faire du shopping", "aller au parking", "mail" ou "mel", mais aussi "tomber amoureux", "comme des petits pains", "faire un geste" ou "remorquage".

Si Paris était comme Montréal, on dirait "magasiner", "se parquer", "courriel" mais aussi "tomber en amour" (to fall in love), "comme des petits pains chauds", "poser un geste" ou "touing".

Si Montréal était comme Paris, on visiterait les égouts en barque.

Si Paris était comme Montréal, les gens seraint plus cools.

Si Montréal était comme Paris, le café serait meilleur. (C'est faux, on trouve du bon !)

Si Paris était comme Montréal, la viande serait plus tendre.

Si Paris était comme Montréal, il y aurait trois grands festivals de cinéma par an."

 

Voyez-vous d'autres différences ?

Allez savoir pourquoi, j'ai la chanson "Je reviendrai à Montréal" de Charlebois en tête...

À juste titre

Contrairement au Québec, les titres anglophones (film, série, etc.) sont rarement traduits en France. Comme il est également, hélas, fréquent de remplacer un titre original par un nouveau titre, souvent moins fidèle, en anglais. Par exemple, la traduction "québécoise" du titre original Can't Hardly Wait est Ce soir, tout est permis. Tandis qu'en France, c'est Big party.

Depuis mon arrivée, on ne cesse pas de me demander si je regarde telle ou telle série au Québec. Le plus comique est leur mauvaise prononciation avec le typique accent français. Je les niaise mais je suis pareille ! Avec un froncement de sourcil et un sourire amusé, je demande alors de me répéter le titre. Pour m'aider à trouver, on essaie alors de me le traduire vainement ou de résumer la série en question. C'est notamment le cas pour Desperate Housewives, traduit Beautés désespérées au Québec. Ce genre de traduction amuse. On me réclame alors d'autres exemples.

Je découvre ainsi ce qui est à la mode. Je ne trouve que de séries américaines. On me regarde souvent avec des gros yeux lorsque je réponds que telle série n'est pas diffusée (on me parle souvent de Nip/Tuck) ou n'a pas connu de succès, comme Urgences ou Friends. Même surprise lorsque j'énumère les séries québécoises, plus nombreuses (et créatives selon moi) qu'en France.

Quand je leur explique que le concept Un gars, une fille est québécois, non hexagonal, j'ai parfois l'impression de voler leur fierté nationale, tellement je vois de déception dans leur visage. Surprenant.

Voilà donc un petit "choc" culturel que j'ai vécu dans mon pays natal après quelques années d'absence (excepté un petit séjour pour le temps des fêtes de fin d'année en 2004). Par contre, on ne m'a encore fait aucune remarque sur mon nouveau accent. Normal, je ne suis pas présentement à Paris mais en province!, eh-eh-eh... (clin d'oeil)

05/06/2006

Voyages

medium_Valise.jpgDépart ce soir pour Nantes. La première étape de mon voyage.

Ma petite valise est enfin prête. Dur-dur-dur de choisir les vêtements lorsqu'on part durant plusieurs mois à travers la France : Bretagne, Aix-en-Provence et ses alentours comme Cassis pour plus de deux mois pour une jobine, Paris, etc. Il est également question d'explorer les côtes toscanes en voilier durant dix jours environ, en septembre.

Je checke encore pour me rassurer que je n'ai rien oublié. J'ai tout : passeport, lecture (L'Art du voyage), mots croisés, etc. Par contre, plus de place pour mon appareil photo argentique. Tant pis... Ce n'est pas grave. Je me trouve déjà suffisamment chanceuse par la vie. Je pense alors me remettre au dessin.

J'ai notamment hâte de revoir mes proches. Je ne les ai pas vu depuis plus d'un an et demi. Certains depuis plus de trois ans.

Je pars aussi avec un papillon dans l'estomac. Ma nouvelle famille et mon pays d'adoption me manqueront terriblement.

Mon blogue continue mais les notes seront évidemment moins quotidiennes.

À bientôt. D'ici là, portez-vous bien.

04/06/2006

P45 Juin 2006

Le numéro de Juin 06 du magazine P45 vient de paraître. Au sommaire :

Sans oublier sa baladodiffusion :

Et, enfin, son blogue Conversations.

02/06/2006

Des poubelles

Durant une promenade, une horde de mouettes argentées en vol a interrompu ma délectation. Elle n'arrêtait pas de faire "kaow". Parfois, elle s'immobilisait en plein vol et piquait dans un coin au bord du fleuve St-Laurent. Elle remontait, "kaow".

Quelques pas plus tard, je découvre la cause : un couple de pique-niqueurs avec des sacs McDo...

Je m'éloigne avec un sourire.

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