16/05/2006
C.R.A.Z.Y. par Le Masque et la Plume
L'une des plus anciennes de la radio française, le Masque et la Plume est une éminente émission de critique culturelle avec des chroniqueurs-vedettes de la presse, de la radio et de la télévision. Chaque dimanche à 20 h sur les ondes de France Inter, le thème est dédié soit à la critique des livres, soit aux pièces de théâtre, soit au cinéma.
Pour fêter ses 50 ans, on a publié, en novembre dernier, un beau livre anniversaire de 500 pages avec deux CD. C’est un document remarquable si vous souhaitez connaître l’histoire de la culture française et des tendances critiques depuis un demi-siècle.
Durant mes études supérieures à Paris, je me rendais parfois au célèbre studio Charles Trenet pour assister à l’enregistrement. Une fois, je suis intervenue pour une pièce de théâtre de Marivaux.
Depuis quelques années, les critiques de cinéma m’agacent. C’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’un film étranger, surtout québécois. En effet, certains journalistes manquent d’ouverture d’esprit et de curiosité sur le pays en question. Le pis, c’est de railler sa culture. Ces attitudes ont plusieurs origines : arrogance, snobisme, nombrilisme, ignorance, impérialisme, etc.
Après La grande séduction ou Les invasions barbares, c’était au tour du film C.R.A.Z.Y. d’en faire les frais. Une nouvelle fois, l’équipe s’est dépassée en bêtise. Notamment la fatigante Danièle Heymann qui ne manque jamais l’occasion d’imiter très mal l’accent québécois et de se moquer du joual, du « québécois qu'on ne comprend pas » (un mot nouveau pour Emmanuel Burdeau des Cahiers du cinéma). Mais le plus moche est sa façon de ridiculiser les mœurs des personnages, en faisant cette conclusion saugrenue : « Si on tombe par terre le jour de sa naissance, et qu’on est en plus à Noël, on a alors une bonne chance de ne pas marcher droit vers l’hétérosexualité. ». Pour Jean-Marc Lalanne des Inrockuptibles, c'est un film... puritain (soupir). Un seul journaliste l'a apprécié à… « sa grande surprise » mais il est sans cesse interrompu par les bassesses de ses collègues. Bref, c'est infligeant.
En voici l'extrait :
Xavier en parle également sur le blogue de P45 : Des parigots et des cathos.
Enfin, un message personnel pour l’équipe cinéma : cessez de comparer tout et n’importe quoi à Amélie Poulain. C'est cliché. Changez donc de référence.
À venir sur ce billet : ma petite critique
15:10 Publié dans Cinéma, Ma cabane au Québec | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma

