13/06/2006

À juste titre

Contrairement au Québec, les titres anglophones (film, série, etc.) sont rarement traduits en France. Comme il est également, hélas, fréquent de remplacer un titre original par un nouveau titre, souvent moins fidèle, en anglais. Par exemple, la traduction "québécoise" du titre original Can't Hardly Wait est Ce soir, tout est permis. Tandis qu'en France, c'est Big party.

Depuis mon arrivée, on ne cesse pas de me demander si je regarde telle ou telle série au Québec. Le plus comique est leur mauvaise prononciation avec le typique accent français. Je les niaise mais je suis pareille ! Avec un froncement de sourcil et un sourire amusé, je demande alors de me répéter le titre. Pour m'aider à trouver, on essaie alors de me le traduire vainement ou de résumer la série en question. C'est notamment le cas pour Desperate Housewives, traduit Beautés désespérées au Québec. Ce genre de traduction amuse. On me réclame alors d'autres exemples.

Je découvre ainsi ce qui est à la mode. Je ne trouve que de séries américaines. On me regarde souvent avec des gros yeux lorsque je réponds que telle série n'est pas diffusée (on me parle souvent de Nip/Tuck) ou n'a pas connu de succès, comme Urgences ou Friends. Même surprise lorsque j'énumère les séries québécoises, plus nombreuses (et créatives selon moi) qu'en France.

Quand je leur explique que le concept Un gars, une fille est québécois, non hexagonal, j'ai parfois l'impression de voler leur fierté nationale, tellement je vois de déception dans leur visage. Surprenant.

Voilà donc un petit "choc" culturel que j'ai vécu dans mon pays natal après quelques années d'absence (excepté un petit séjour pour le temps des fêtes de fin d'année en 2004). Par contre, on ne m'a encore fait aucune remarque sur mon nouveau accent. Normal, je ne suis pas présentement à Paris mais en province!, eh-eh-eh... (clin d'oeil)

16/05/2006

C.R.A.Z.Y. par Le Masque et la Plume

L'une des plus anciennes de la radio française, le Masque et la Plume est une éminente émission de critique culturelle avec des chroniqueurs-vedettes de la presse, de la radio et de la télévision. Chaque dimanche à 20 h sur les ondes de France Inter, le thème est dédié soit à la critique des livres, soit aux pièces de théâtre, soit au cinéma.

Pour fêter ses 50 ans, on a publié, en novembre dernier, un beau livre anniversaire de 500 pages avec deux CD. C’est un document remarquable si vous souhaitez connaître l’histoire de la culture française et des tendances critiques depuis un demi-siècle.

Durant mes études supérieures à Paris, je me rendais parfois au célèbre studio Charles Trenet pour assister à l’enregistrement. Une fois, je suis intervenue pour une pièce de théâtre de Marivaux.

Depuis quelques années, les critiques de cinéma m’agacent. C’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’un film étranger, surtout québécois. En effet, certains journalistes manquent d’ouverture d’esprit et de curiosité sur le pays en question. Le pis, c’est de railler sa culture. Ces attitudes ont plusieurs origines : arrogance, snobisme, nombrilisme, ignorance, impérialisme, etc.

Après La grande séduction ou Les invasions barbares, c’était au tour du film C.R.A.Z.Y. d’en faire les frais. Une nouvelle fois, l’équipe s’est dépassée en bêtise. Notamment la fatigante Danièle Heymann qui ne manque jamais l’occasion d’imiter très mal l’accent québécois et de se moquer du joual, du « québécois qu'on ne comprend pas » (un mot nouveau pour Emmanuel Burdeau des Cahiers du cinéma). Mais le plus moche est sa façon de ridiculiser les mœurs des personnages, en faisant cette conclusion saugrenue : « Si on tombe par terre le jour de sa naissance, et qu’on est en plus à Noël, on a alors une bonne chance de ne pas marcher droit vers l’hétérosexualité. ». Pour Jean-Marc Lalanne des Inrockuptibles, c'est un film... puritain (soupir). Un seul journaliste l'a apprécié à… « sa grande surprise » mais il est sans cesse interrompu par les bassesses de ses collègues. Bref, c'est infligeant.

En voici l'extrait :

Xavier en parle également sur le blogue de P45 : Des parigots et des cathos.

Enfin, un message personnel pour l’équipe cinéma : cessez de comparer tout et n’importe quoi à Amélie Poulain. C'est cliché. Changez donc de référence.

À venir sur ce billet : ma petite critique

09/05/2006

Musique de film [2] : enfin les réponses...

Oups !... L'esprit ailleurs, j'ai oublié de vous fournir les réponses du dernier blind test sur la musique de film.

1. Les Incroyable
2. Thelma et Louise
3. La Dolce Vita
4. Harry Potter
5. L'Affaire Thomas Crown
6. Wallace et Gromit
7. The fog of war
8. La leçon de piano
9. In the mood for love
10. American Beauty
11. Les Bronzés font du ski
12. Troie

01/04/2006

Blind test - Musique de film [1] : les réponses

Hier, je devais publier les réponses mais il faisait extraordinairement chaud. En effet, il faisait plus de 21 degrés alors que la moyenne à ce temps de l'année est de un degré avec de la neige ! Habillée comme en été, j'en ai donc profité en m'offrant par exemple une grande marche de deux heures au bord du fleuve Saint-Laurent, à Boucherville.

Bref, voici les réponses tant attendues. Bravo au grand gagnant qui est CorwinAnGeL avec un résultat de 9/10. Il a calé sur la bande-originale de La Ligne Rouge. Bravo aussi à Frédéric M. qui est deuxième avec un 7/10. Un grand merci à tous les participants, anonymes ou non !

N'hésitez pas à cliquer sur le titre du film pour regarder sa bande-annonce.

1. Le secret de Brokeback Mountain (2005) de Ang Lee. Compositeur : Gustavo Santaolalla.

2. Elephant man (1980) de David Lynch. Compositeur : Angelo Badalamenti.

3. Basic Instinct (1992) de Paul Verhoeven. Compositeur : Jerry Goldsmith.

4. Casino Royale (1967) de John Huston, Kenneth Hughes, Val Guest, Robert Parrish et Joseph McGrath. Compositeur : Burt Bacharach.

C'est une parodie un peu longuette et décousue mais amusante sur James Bond avec Peter Sellers, Orson Welles, Woody Allen, Ursula Andress, David Niven, Jean-Paul Belmondo et bien d'autres. J'avais hésité avec la célèbre chanson thème The Look of Love, reprise par Diana Krall en 2001.

5. Charlie et la chocolaterie (2005) de Tim Burton. Compositeur : Danny Elfman.

6. Parle avec elle (2001) de Pedro Almodóvar. Compositeur : Alberto Iglesias.

7. La ligne rouge (1998) de Terrence Malick. Compositeur : Hans Zimmer.

8. Le mépris (1963) de Jean-Luc Godard. Compositeur : Georges Delerue.

Cette musique accompagne une scène intime entre deux acteurs, Brigitte Bardot et Michel Piccoli, avec des dialogues inoubliables. Cliquez sur le titre pour écouter.

9. Batman (1989) de Tim Burton. Compositeur : Danny Elfman.

10. Dancer in the dark (2000) de Lars Von Trier. Compositeur : Björk.

 

07/02/2006

Le Court en Web

Depuis le 13 janvier, les internautes sont invités à voter pour leurs courts-métrages préférés parmi les 20 finalistes sélectionnés au concours en réseau organisé par l'ONF. Chaque vendredi, quatre films sont éliminés de la compétition par le vote du public. Le gagnant sera donc connu le 23 février.

Sujet libre d’une durée de trois à sept minutes, le défi soumis aux cinéastes était d'insérer une scène où l’on fait usage... d’Internet !

Parmi les 8 finalistes en compétition, j'ai bien aimé :

  • Va et vient de Yan Binsse et David Tougas. C'est un clin d'oeil moderne à Cyrano de Bergerac.
  • Easy Living de Berge Kasparian et Martin Tremblay. Notre avenir ?
  • Quatuor en Do majeur de Mathieu Clavet, Mathieu Chevalier, Michaël Lalancette et Sean O’Connor. C'est un peu collégien mais sympa.

10/01/2006

Public Domain Torrents

PuclicDomainTorrents est un site à retenir ! 

Gratuit, vous pouvez télécharger près de 500 films tombés dans le domaine public.

Encodés en plusieurs formats (AVI, Divx, Ipod MP4), vous pouvez regarder ou découvrir des classiques (Nosferatu de Murnau, Metropolis de Fritz Lang, Night of the Living Dead), des nanards (Santa Claus Conquers the Martians, Voyage to the Planet of Prehistoric Women), des vieux dessins animés (Betty Boop, Popeye, Tom and Jerry), les premières comédies de Buster Keaton, etc.

13/12/2005

Absente pour montage

Depuis avant-hier, je redécouvre la passion du montage avec un logiciel d'Avid, incroyablement perfomant mais assez simple, utilisable aussi bien sur PC que sur Mac.

Or, j'ai un retard de connaissances à rattraper car cela fait plus de trois ans que je n'ai pas touché à cette bonne vieille technologie passionnante.

Du coup, je délaisse un peu mon blogue alors que je stocke de nombreuses idées de billets dans ma carte mémoire.

Pour les intéressés, il existe une version gratuite, Avid Free DV, afin d'explorer le montage audio et vidéo de base, jusqu'aux effets en temps réel. Pour l'installer, on doit se procurer une clé auprès de Avid Technology, envoyée immédiatement par courriel.

À télécharger

Cours de montage

28/11/2005

Petit questionnaire indiscret

Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination
Marquis de Sade (1740-1814)

Depuis quelques semaines déjà, j'avais remarqué ce questionnaire coquin circulant notamment entre "artistes en herbe" comme Capu ou Cali. Au passage, ce sont deux blogues à insérer dans votre répertoire.

Suite aux réflexions de G. Mike sur mon blogue (clin d'oeil), je me suis hâtée à le compléter durant la fin de semaine.

Il n'est pas vraiment facile car j'ai hésité entre plusieurs films. Le point commun de ces films est un érotisme soigné assez fétichiste sur l'attirance et les désirs latents ou manifestes. J'avoue que je n'aime pas la nudité. Surtout lorsqu'elle est gratuite. Par pudicité ? Peut-être. En tout cas, je préfère voir des caractères, des gestes, des regards, etc. Pour moi, l'érotisme feutré d'un habit ou d'un comportement est plus troublant que n'importe quelle peau nue.

Je passe le relais aux trois premiers blogueurs qui me laisseront un commentaire ! Les internautes sont également les bienvenus.

Petit questionnaire indiscret

Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination
Marquis de Sade (1740-1814)

Depuis quelques semaines déjà, j'avais remarqué ce questionnaire coquin circulant notamment entre "artistes en herbe" comme Capu ou Cali. Au passage, ce sont deux blogues à insérer dans votre répertoire.

Suite aux réflexions de G. Mike sur mon blogue (clin d'oeil), je me suis hâtée à le compléter durant la fin de semaine.

Il n'est pas vraiment facile car j'ai hésité entre plusieurs films. Le point commun de ces films est un érotisme soigné assez fétichiste sur l'attirance et les désirs latents ou manifestes. J'avoue que je n'aime pas la nudité. Surtout lorsqu'elle est gratuite. Par pudicité ? Peut-être. En tout cas, je préfère voir des caractères, des gestes, des regards, etc. Pour moi, l'érotisme feutré d'un habit ou d'un comportement est plus troublant que n'importe quelle peau nue.

Je passe le relais aux trois premiers blogueurs qui me laisseront un commentaire ! Les internautes sont également les bienvenus.

25/11/2005

Générateur d'un scénario hollywoodien

Vous rêvez d'écrire un scénario hollywoodien à succès mais vous êtes en manque d'inspiration.

Il existe un logiciel pour vous aider : le générateur de scénario. Il suffit d'insérer les mots clés de votre histoire pour générer un sypnosis à l'attention de Luc Besson.

En voici un exemple :

Hamsters fatals

John, policier à Los Angeles, a été traumatisé dans son enfance par la brutalité de ses parents, et décide donc de démissionner.

Il est dégoûté car il a malencontreusement anéanti la chaise de son travail (un travail dans lequel il excellait pourtant et qui était toute sa vie).

Mais, comme une armée de hamsters menace d'envahir la terre et que le gouvernement est trop occupé à jouer... il rempile.

Par chance, il rencontre une superbe serveuse blonde qui le soutient dans son combat contre les hamsters.

Il désintègre un à un les hamsters et se tape la serveuse blonde dans un coucher de soleil, tandis que tous les américains qui excercent comme lui la belle profession de policier applaudissent à la victoire de l'Amérique.

 

Épatant, non ? Utilisé par les plus grands scénaristes, n'hésitez plus à vous procurer gratuitement du logiciel et courez ainsi la chance de gagner un Oscar.

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