19/03/2005

Jean-Paul Sartre

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Non, ma famille n'a aucun lien de parenté avec ce philosophe-écrivain.

Un nouveau polar

medium_alchimiste.jpgEn 1696, le jeune Christopher Ellis, juriste amateur de duels, est envoyé à la Tour de Londres pour servir d'assistant à Sir Isaac Newton, gardien de la Monnaie, qui doit enquêter sur un réseau de faux monnayeurs. Le tandem formé par le célèbre savant et son perspicace assistant, hommage appuyé à Sir Arthur Conan Doyle, va se révéler des plus performants. Quand ils découvrent un mystérieux message codé sur le corps d'un homme tué dans la Tour du Lion, ainsi que des symboles alchimiques, l'hypothèse d'un crime ordinaire ne résiste pas. Puis les cadavres s'accumulant, Newton et son acolyte se voient entraînés, entre la Tour, l'asile de Bedlam et la prison de Newgate, sur la piste d'un complot autrement important qu'une simple affaire de contrefaçon...

Ce résumé me rappelle un livre...

Revue de presse
- Le chiffre de l'alchimiste
Florence Meney, Radio-Canada

- Wilson, Kerr, Meyer: la crème du crime
Norbert Spehner, La Presse

- Polar - Gros canons et titres alléchants (rentrée 2005 des polars)
Marie-Claude Mirandette, Le Devoir

18/03/2005

Allez-y et explorez !

medium_salondulivre.gifLe Salon du Livre, la plus grande manifestation culturelle européenne, a ouvert aujourd'hui ses portes.

Vous avez jusqu'à mercredi pour (re)visiter la littérature russe installée dans un pavillon de 700 m2 niché symboliquement au coeur d'une forêt de bouleaux.

Une quarantaine d'auteurs russes sont invités, dont la romancière Ludmila Oulitskaya, l’auteure de romans policiers à succès, Alexandra Marinina, Tatiana Tolstoï, petite-fille d’Alexis Tolstoï, et l’écrivain-reporter biélorusse Svetlana Alexievitch qui a enquêté sur les morts en Afghanistan et les victimes de Tchernobyl.
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Parmi les plus anciens qui ont émigré à l’époque soviétique, seront présents Vassili Axionov, Andrei Bitov, Iouri Mamleev, Victor Erofeev, Mikhail Chichkine, ainsi que Mark Kharitonov et Vladimir Makanine, presque des classiques en Russie. Alexandre Soljenitsyne sera absent.

Une occasion aussi pour rencontrer vos auteurs préférés, découvrir près de 2000 écrivains ou la littérature d'un pays comme le Québec par exemple.

Pays d'ailleurs très présent au Salon. Entre les kiosques du Québec et du Canada et ceux des quelques maisons d'édition qui ont choisi de faire bande à part (comme Les Allusifs), vous pourrez croiser au salon une quarantaine d'éditeurs et autant d'auteurs, comme Monique Proulx, Guillaume Vigneault et Arlette Cousture. Plusieurs manifestations viendront dans la foulée rappeler le dynamisme de l'édition québécoise. Sachez que le mois prochain, Montréal, désignée par l'Unesco, deviendra la «capitale mondiale du livre». Quelques semaines plus tard, la Librairie du Québec à Paris, vitrine de l'édition québécoise au coeur du Quartier latin, célèbrera de son côté ses dix ans. À partir du 30 mai, et pendant une semaine entière, une série de manifestations (rencontres, débats, soirées de signatures et journées thématiques) soulignera cet anniversaire.

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Sur le net
- Lisez le dossier Les lettres russes et suivez l'évènement avec France Culture

- Un des articles les plus intéressants pour explorer la littérature russe, cliquez ici pour le lire

- Russie, de l'Oural à l'écrit
Le Figaro

- Le Salon du livre s'ouvre sur fond de profusion
Le Monde

15/03/2005

Rencontre avec l'Argentin Alberto Manguel : "Lire, c'est prendre le pouvoir"

Face à la misère culturelle engendrée par la loi du profit, cet écrivain cosmopolite rappelle avec vigueur que la lecture est gage d'émancipation.
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On craignait de le déranger ; lui, tranquille, donne de son temps, offre le café dans l'atmosphère ouatée d'une de ses bibliothèques, là où respirent les trente mille volumes qui ont mené son existence. Alberto Manguel a choisi un métier pas comme les autres : lecteur. « Je lis. Si j'ai le temps, j'écris ! » Manguel le gourmand parle des écrivains comme de vieux amis. Margaret Atwood, Stevenson, Rudyard Kipling, Sylvain Trudel, Gustave Flaubert, Erri De Luca, H.G. Wells, Chateaubriand, Azar Nafisi... habitent la même maison que lui.

Il y a encore quatre ans, Alberto Manguel était un nomade. L'incorrigible promeneur a posé ses valises et ses livres en France, dans un ancien prieuré près de Poitiers. Une campagne douillette, loin de tout tintamarre... Alberto Manguel, fils de diplomate, est né en 1948 en Argentine. Il a vécu à Tel-Aviv (où sa nurse lui apprend l'allemand et l'anglais, la langue qu'il a choisie pour écrire), au Canada (il en prend la citoyenneté en 1985), en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne, à Tahiti. En 1955, de retour au pays natal, il apprend enfin l'espagnol. A 16 ans, alors qu'il travaille dans une librairie, il rencontre Jorge Luis Borges. Le poète, devenu aveugle, l'invite à lui faire la lecture. Avec Borges, le jeune Alberto fait rimer à l'infini lire et plaisir. Une passion se confirme - la lecture -, qui devient démarche de toute une vie, et fera de l'autodidacte polyglotte un « homme à tout faire » : essayiste, traducteur, éditeur... et romancier.

Alberto Manguel (Prix Médicis essai en 1998 pour Une histoire de la lecture) publie ces jours-ci un premier roman et un essai. Un amant très vétilleux est une fiction à deux personnages - le narrateur et son héros, un certain Vasanpeine employé aux bains-douches de Poitiers. L'écrivain, plus malicieux que jamais, détourne le genre libertin, imagine un jeu de piste en parsemant ici et là quelques clins d'oeil à la littérature et à ses amoureux. Un amant très vétilleux - ton coquin, écriture enlevée - se lit avec frénésie tout comme Pinocchio & Robinson, essai ludique et radical ! En exergue, il nous y offre ces mots de Goethe : « Les gens ne savent pas combien de temps et d'effort il faut pour apprendre à lire. J'y ai travaillé pendant quatre-vingts ans, et je ne peux toujours dire que j'y suis arrivé. » Composé de trois textes (dont deux conférences que l'écrivain donna dans divers pays), Pinocchio & Robinson (1) est une ode à la lecture, et un cri de rage : c'est les lecteurs qu'on assassine ! Alberto Manguel, aussi provocateur que généreux, imagine avec une drôlerie bienveillante le lecteur idéal : « La seule personne capable d'être polygame sans que ses nombreuses aventures ne lui soient jamais reprochées ! » Alberto Manguel, ou l'art de vivre d'amour, d'humour et de littérature.

L'ENTRETIEN

Télérama : Dans Pinocchio & Robinson, vous affirmez que la lecture est méprisée, menacée. Ce livre est un cri de guerre...

Alberto Manguel : La lecture est tellement en danger qu'il ne faut pas faire de manières. Nous sommes au bord de la catastrophe. D'une façon peut-être unique dans l'histoire, nous sommes entrés dans une période de déshumanisation. Les pouvoirs économiques organisent la misère intellectuelle. L'acte intellectuel - lire, réfléchir - n'a plus aucun prestige parce qu'il ne crée aucun produit financier. Jadis, au moins, il y avait un réflexe de pudeur. Aujourd'hui, il n'y a qu'arrogance : les ignares étalent leur inculture et s'en vantent. Face à cette imbécillité galopante, je n'ai pas d'autre choix que d'écrire ma frustration, ma colère, mon angoisse.


Télérama : Comment définissez-vous l'acte de lire ?

Alberto Manguel : La lecture est une conversation. Avec un livre, un auteur, soi. Lire, c'est demander une présence. Lire, c'est découvrir, c'est aussi relire, au gré de ses désirs. C'est dialoguer avec le passé. C'est apprendre à penser, à repousser les limites, les nôtres, et même celles du livre que l'on lit. Lire, c'est rechercher les ambiguïtés, sans cesse se poser des questions. Et chaque fois que nous allons plus loin, nous nous éloignons d'une réponse facile. Dans la littérature, il n'y a pas de réponses monosyllabiques - oui, non -, que des espaces ouverts. Les résolutions simplistes, nous les trouvons dans les sitcoms, ou chez Paulo Coelho. Lire, c'est apprendre sur soi, c'est appréhender le monde. C'est prendre la liberté, le pouvoir.


Télérama : Lire peut être dangereux ?

Alberto Manguel : C'est pour cela que nos sociétés occidentales ne valorisent pas l'activité intellectuelle, réduisent les budgets de l'Education, de la Culture, ferment les bibliothèques ! Des individus perdus et soumis, voilà le socle de leur pouvoir. Alors, elles véhiculent une image du lecteur peu sexy, le caricaturent avec des lunettes, toujours seul, dans son coin, à faire quoi ? à penser quoi ? C'est un être dangereux puisqu'il est capable de se soustraire au régime imposé par la culture environnante. Notre société dévalorise la lecture pour se protéger des individus qui veulent la questionner.


Télérama : Vous portez sur le monde de l'édition des critiques virulentes...

Alberto Manguel : La concentration des maisons d'édition à laquelle nous assistons en France, mais qui existe depuis longtemps aux Etats-Unis, met les auteurs et les lecteurs sous une pression que je ne peux qualifier autrement que de dictature. C'est pour moi une situation équivalente à celle que j'ai connue en Argentine - mis à part tortures et crimes, qui sont au-delà de tout. Je retrouve le même climat d'angoisse et d'autocensure. Sous la dictature militaire en Argentine, ce n'est pas la police qui détruisait les livres. Nous le faisions nous-mêmes. Par peur, nous nous autocensurions. La génération des années 80 - celle qui suit les années de dictature - a vu ses parents brûler les livres... Aujourd'hui, nous regardons sans broncher les éditeurs censurer les livres. Le mot d'ordre, partout dans le monde, est de produire des livres qui se vendent. Fabriquer des best-sellers. Même les éditeurs intelligents sont obligés de nous faire croire que publier un best-seller permettra de publier un livre que l'on dit joliment « difficile ». L'auteur n'a plus le dernier mot sur son oeuvre, on peut lui faire changer le sexe d'un de ses personnages, on lui dit que c'est trop court, trop sophistiqué. Les éditeurs craignent leur direction, celle qui tient les finances, pour laquelle le mot valeur n'a de sens que d'un point de vue économique. Valeurs esthétiques, politiques, ils ne connaissent pas. Or Gabriel García Márquez a publié sept ou huit romans avant Cent Ans de solitude. La littérature demande du temps... Je crois la situation catastrophique. Il y a urgence à refuser la grosse artillerie commerciale, à soutenir les libraires et les éditeurs indépendants.


Télérama : Commerce et littérature ne font pas bon ménage...

Alberto Manguel : Je récuse l'idée qu'un livre soit un produit commercial. Simplement parce qu'il est essentiel à la survie d'un individu dans une société lettrée. Je garde un oeil révérencieux pour la France, qui aime le lait, le vin, le pain et le livre de poche ! Cela, c'est la vraie culture ! Un livre ne sera jamais un objet comme les autres pour une raison inhérente à toute oeuvre créatrice : le droit à l'échec ! Toute oeuvre est le résultat d'une somme d'échecs.


Télérama : Vous avez confié ce manifeste à un petit éditeur indépendant. C'est un geste militant ?

Alberto Manguel : Je suis fidèle à mon éditeur français, Actes Sud. Mais Claude Rouquet, de L'Escampette, a l'oeil : il a trouvé dans ces trois textes écrits à des années de distance une cohérence, une pertinence. Il fait partie des résistants à la bêtise. Il y en a encore quelques-uns ; ils sont dans une situation précaire. Notre santé mentale dépend de ces éditeurs-là, les curieux, les pas très riches mais libres ! Je suis heureux de publier ce livre chez lui.


Télérama : Comment devient-on lecteur ?

Alberto Manguel : Il ne suffit pas de savoir lire pour être un lecteur. La lecture est une activité élitiste. Mais c'est une élite à laquelle tout le monde peut appartenir. Depuis des décennies, on donne à la difficulté un sens négatif. Mais c'est par la difficulté que nous atteignons les étoiles ! Et par la lenteur. Il faut du temps. Or, dans une société où tout va vite, où l'on croit obtenir tout sans effort, difficulté et lenteur sont des expériences que l'on rejette. Au bout de l'effort, pourtant, il y a le plaisir.


Télérama : Pour vous, tout bon professeur devrait enseigner l'anarchie. Vous faites de la provocation !

Alberto Manguel : Je n'écris pas pour soulager le monde ! Si les lecteurs ne veulent pas être dérangés, qu'ils lisent Amélie Nothomb. Enseigner, comme lire, est difficile et demande du temps. Les enseignants sont piégés : ils sont censés éveiller la curiosité, apprendre aux étudiants à penser par eux-mêmes, et, en même temps, ils ont l'obligation de leur faire respecter les codes d'une société qui refuse que l'individu pense par lui-même ! L'école prépare à lire de la propagande : ce qui est superficiel, qui défile sur des écrans, slogans, publicités, etc. Je prends l'exemple de Pinocchio. En bon pantin, il lit les mots, mais ne les digère pas, il les répète comme un perroquet. Il est incapable d'incarner un texte, d'en déceler les richesses, à savoir les ambiguïtés... La pensée, la réflexion fonctionnent comme un muscle. Si on ne s'en sert pas, il s'atrophie. Les professeurs n'ont pas d'autre choix que d'entrer en résistance.


Télérama : Qu'est-ce qu'un classique pour vous ?

Alberto Manguel : Une oeuvre qui s'ouvre de génération en génération, qui redevient neuve à chaque lecture. C'est notre héritage, le lien entre le passé et le présent. Je cite beaucoup d'écrivains, j'adore me souvenir d'un passage de leurs écrits. De nos jours, c'est mal vu. Toujours cette arrogance à refuser la nourriture, la richesse, à aller plus loin.


Télérama : Vous affirmez que « toute crise de société est une crise de l'imagination ». Nous y sommes ?

Alberto Manguel : Et comment ! Les spectateurs rivés à leur poste prennent la téléréalité pour la réalité. Ils ont du monde une perception totalement fausse. Il n'existe plus d'espaces publics sans musique, sans images. Tout est organisé pour que l'on soit sans cesse sollicité, abruti, dans un environnement agité, bruyant. Je sens une atmosphère fascisante dans cette façon de s'adresser aux gens, d'appréhender l'éducation, de restreindre l'imagination.


Télérama : Que pensez-vous du développement d'Internet ?

Alberto Manguel : Ce qui m'inquiète, c'est que la technologie prenne le pouvoir sur les utilisateurs. Internet est une illusion de la communication qui nous est imposée comme une nécessité. Or, elle se déploie par une volonté purement économique, sans justification intellectuelle. La grande question reste : à qui cela profite-t-il ? A Buenos Aires, ma grand-mère refusait que l'on installe le téléphone à la maison. Elle disait que c'était comme parler à des fantômes. Aujourd'hui, le monde entier communique avec des fantômes. Moi, je préfère, lire, converser, deux choses qui demandent une présence.


Télérama : Vous n'utilisez donc pas le web ?

Alberto Manguel : Non. Quelle idée !


Télérama : Vous publiez aussi un premier roman, chez Actes Sud, Un amant très vétilleux. Vous faites le grand saut dans la fiction ?

Alberto Manguel : Mon éditeur brésilien a une collection de textes érotiques et m'a sollicité. Soit on est André Pieyre de Mandiargues, soit on est Catherine Millet. Par peur de devenir Catherine Millet, j'ai dit non. Et puis, un jour, j'ai imaginé un personnage obsédé par le détail. Il est employé aux bains-douches. Il épie chaque détail des corps sans voir l'ensemble. Je me suis bien amusé. Maintenant, j'ai envie de continuer à inventer des histoires. J'en ai marre des livres !

Propos recueillis par
Martine Laval
Télérama n° 2878 - 12 mars 2005



BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE
- Une histoire de la lecture
- Dans la forêt du miroir
- Stevenson sous les palmiers
- Kipling
- Chez Borges
- Journal d'un lecteur


EXTRAITS AUDIOS
Vers un manifeste de la lecture...

10/03/2005

Marie

Je prenais la main de Marie dans la mienne et lui racontais les nouvelles de la famille et du monde, les progrès magnifiques de Louis-Tosniro comme les saillies d'un certain Raffarin, petit échevin poitevin. Lorsqu'en mars 2003 éclata la guerre en Irak, j'essayai aussi de lui décrire le désordre du monde, l'Amérique coloniale et chrétienne, fanatique et boursière. Par instants les doigts de Marie se contractaient légèrement sur les miens. Chaque fois je voulais lire dans ce frisson un signe de conscience, de présence, d'approbation et peut-être même d'affection.

Connaissant Marie et la vigueur de ses engagements de jeunesse, je savais que si elle n'avait pas été prisonnière de ce carcan psychiatrique, elle se serait mêlée aux millions de gens qui défilaient sur les avenues contre l'absurdité d'une croisade pétrolière, d'une guerre d'agrément. J'avais obtenu de Brossard qu'on allumât quotidiennement le transistor de ma fille pour qu'à défaut de les écouter elle pût, au moins, entendre les nouvelles du midi et du soir. J'espérais secrètement que ces bulletins serviraient de passeurs, voire de passerelles, entre son univers et ce qui restait du nôtre. Marie avait toujours eu du goût pour la chose publique et les affaires du monde. Sans doute stimulée par le socialisme extatique de ma mère, elle s'était très tôt façonné une conscience politique et avait tout naturellement trouvé sa place parmi les Verts radicaux et les mouvements altermondialiste. À l'âge ou la plupart de ses amies affichaient les Spice Girls ou Boys Zone sur les murs de leurs chambres, ma fille préférait accrocher, face à son bureau, un petit cadre à l'intérieur duquel elle avait glissé le verbatim d'une conversation échangée en 1995 entre les autorités canadiennes et la marine des États-Unis. Ce document authentique, qui racontait bien mieux l'Amérique que ne l'auraient fait dix mille livres, lui avait été envoyé par un de ses amis dont le père travaillait dans un ministère québécois :

«TRANSCRIPTION D'UNE COMMUNICATION RADIO ENTRE UN BATEAU DE LA US NAVY ET LES AUTORITÉS CANADIENNES AU LARGE DE TERRE-NEUVE.
Américains : Veuillez dévier votre route de 15 degré nord pour éviter une collision. À vous.
Canadiens : Veuillez plutôt dévier VOTRE route de 15 degré sud pour éviter une collision. À vous.
Américains : Ici le capitaine d'un navire des forces navales américaines. Je répète : veuillez modifier votre course. À vous.
Canadiens : Non, veuillez, VOUS, dévier votre course, je vous prie. À vous.
Américains : ICI C'EST LE PORTE-AVIONS USS LINCOLN, LE SECOND NAVIRE EN IMPORTANCE DE LA FLOTTE NAVALE DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE. NOUS SOMMES ACCOMPAGNÉS PAR TROIS DESTROYERS, TROIS CROISEURS ET UN NOMBRE IMPORTANT DE NAVIRES D'ESCORTE. JE VOUS DEMANDE DE DÉVIER VOTRE ROUTE DE 15 DEGRÉ NORD OU DES MESURES CONTRAIGNANTES VONT ÊTRE PRISES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ DE NOTRE NAVIRE. À VOUS.
Canadiens : Ici c'est un phare. À vous.
Américains : silence.»

J'étais fier de la manière à laquelle ma fille réagissait aux écarts de ce monde et à sa brutalité. Elle n'avait jamais été dupe de ses mécanismes et son esprit cherchait toujours à dépasser le factuel, à écarter l'illusion de l'écume, pour essayer de voir et de comprendre «les choses derrière les choses». C'est pour toutes ces raisons que j'avais demandé à Brossard d'allumer la radio, de laisser cette porte entrouverte ainsi qu'on le fait pour rassurer les enfants qui ont peur du noir. Et parce que je n'arrivais pas à concevoir que ma fille fût à jamais enfermée dans cette cage mentale.


Extrait du roman
Une vie française
de Jean-Paul Dubois.

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21/02/2005

Le corps disséqué

Une histoire du corps à travers la religion, l'art, la médecine...
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Pratique du sport, poids de l'apparence physique, rapport à la sexualité... Des planches anatomiques aux toiles de maître, des historiens explorent le corps dans tous ses états.

En 1668, à Lille, deux soldats brisent une hostie consacrée pour guérir une plaie. Ils sont aussitôt soumis à la torture et traînés sur la place publique ; l'instigateur a le poignet tranché, est étranglé et brûlé. On ne plaisante pas, au XVIIe siècle, avec l'eucharistie. Le corps du Christ qu'elle représente ne reste-t-il pas la référence ultime autour de laquelle s'articulent toutes les conceptions du corps humain, cet « abominable vêtement de l'âme », souillé par le péché originel, sollicité par toutes les tentations et qu'il faut discipliner par les mortifications ? Comme on le faisait au Moyen Age...

Les quatorze auteurs des deux superbes volumes de l'Histoire du corps parue au Seuil multiplient ainsi allusions et flash-back historiques pour tenter d'approcher au plus près le corps et ses représentations, de la Renaissance à la veille de la Première Guerre mondiale. Car chaque époque envisagée est évidemment tributaire des précédentes, et l'on ne cesse de lire, sur les mille pages proposées, croisements et juxtapositions de notions, d'idées d'où émergent, parfois, de nouvelles conceptions du corps.

Sous la direction des trois maîtres d'oeuvre du projet - Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello -, aucune piste n'est ici négligée : religion, médecine, sexualité, art... La longue évolution du corps qui se déroule sous nos yeux répond à une formidable ambition : exposer les travaux historiques les plus récents et partir à la recherche de l'homme « concret » des siècles passés. Celui dont Lucien Febvre, un des pères de l'école des Annales, disait qu'il était « l'homme vivant, l'homme en chair et en os ». Et en « sensibilité », serait-on tenté d'ajouter, tant il en est question dans ces études. Une sensibilité qui confronte l'historien aux limites de sa discipline ; il doit sans cesse veiller aux interférences avec les histoires religieuse, littéraire, sociale, politique, culturelle... La chronologie peut-elle l'aider ? Pas sûr. Car dans tous les siècles abordés - du XVe au XIXe -, les corps sont pareillement punis, martyrisés, exposés, disséqués, soumis à toutes les contraintes et à tous les discours qui entendent les maîtriser ou, parfois, les libérer.

medium_sport.jpgMais les pratiques, repérées ici ou là, dessinent pourtant quelques évolutions. Le tournoi ou le duel se plient ainsi, dès le XVe siècle, à des versions ludiques. L'élégance, l'adresse, la bienséance, la prestance accompagnent désormais la force pure, au grand regret de Montaigne, qui se désole de voir l'escrime devenir une « science » de bottes savantes. Il est encore trop tôt pour parler de sport, mais entre le XVIe et le XVIIe siècle, le mouvement physique, notamment dans la noblesse, est bien compris comme une forme de libération : il aide à évacuer les humeurs peccantes dont Furetière, dans son Dictionnaire, en 1690, dit qu'elles sont préjudiciables à une bonne santé. Mme de Sévigné insiste, quant à elle, sur les bienfaits de la transpiration pour la santé. Cependant l'exercice physique doit rester convenable. Au XVIIe siècle, un magistrat ne peut encore jouer au jeu de paume sans exposer la dignité de sa fonction, explique Georges Vigarello.

Les derniers siècles de l'Ancien Régime s'évertuent cependant à comprendre les nouveaux atouts du corps et sont escortés par le développement de la civilité, celle des salons et de la société de cour. L'apparence physique y devient une vitrine derrière laquelle on peut identifier son prochain. Louis-Sébastien Mercier se persuade que « les âmes cruelles logent dans des corps exigus », même si Buffon conteste : « Un corps mal fait peut renfermer une fort belle âme. » Dans cette frénésie d'observer, Charles Le Brun, au XVIIe siècle, traque, dans ses dessins, le visage humain en lisière de l'animalité, inaugurant à son insu la mode anthropométrique de la fin du XIXe siècle où l'on déduira de certains types physiques une prédestination criminelle.

medium_shoulder.2.jpgPeu à peu, le corps révèle ses mystères. Le cadavre, allongé sur les tables et éclairé par les torches, est offert aux gestes curieux et encore hésitants des dissecteurs. Il faut voir et toucher, recomposer le corps « des os jusqu'à l'épiderme ». L'anatomie ne parvient pourtant pas encore à tout expliquer. La difformité physique reste du ressort du prodige, du maléfice ou du diabolique dont la littérature de colportage ne cesse de propager les sombres charmes. Les croyances n'abdiquent pas aussi facilement devant les savoirs : loi humaine qui se vérifie quelles que soient les époques. Dans ces siècles d'avant la Révolution française, c'est parfois du fusain ou du pinceau que surgissent les vrais basculements. Sous l'oeil de Léonard de Vinci ou de Dürer, le corps humain peint ou dessiné contrarie et réfute les proportions traditionnellement admises. Et dans des pages magnifiques, le regretté Daniel Arasse montre comment les Vénus de Giorgione ou de Titien ont contribué à érotiser les regards ; comment, aussi, les gravures en couleur d'Agoty, au XVIIIe siècle, qui mettent en scène des écorchés (les surréalistes en seront friands), exercent au corps humain l'oeil des savants et philosophes du siècle des Lumières.

Le second tome, dirigé par Alain Corbin et couvrant la période de la Révolution française à la Première Guerre mondiale, annonce-t-il des libérations inédites du corps ? Oui et non. Le XIXe siècle, trop rapidement désigné comme celui de la déchristianisation, reste celui du curé d'Ars (qui guettait le diable entre les corps des jeunes gens dansant), de Bernadette Soubirous et de la ferveur des pèlerins. Dans ce siècle de progrès technique et de scientisme, la « pesée du catholicisme sur les représentations et les usages du corps » se fait encore sentir. Même si les médecins multiplient leurs efforts pour repousser les frontières de l'inconnu : de la mesure de la tension artérielle expérimentée en 1860 à la découverte des rayons X en 1895, en passant par Laennec, qui écoute les sons corporels au moyen de rouleaux de papier et de cylindres de bois. Autant de progrès qui n'impliquent pas automatiquement des avancées pratiques. Le décalage reste important entre certaines découvertes et leurs applications effectives. Et les nouvelles représentations médicales du corps étudiées en faculté, comme l'explique Olivier Faure, « coexistent » avec celles, plus anciennes, qui guident encore le colloque singulier des médecins de campagne avec leurs patients.

medium_olympia.small.jpgLe XIXe siècle apparaît donc comme un film aux multiples scénarios, tantôt contradictoires, tantôt complémentaires. Le nu artistique, par exemple, qui couvre les murs des expositions et rameute toutes les écoles stylistiques, affronte encore la pudibonderie. Manet en sait quelque chose, qui, après le scandale de son Olympia en 1867, fait imprimer sur du papier à lettres : « faire vrai et laisser dire ». Le rôle d'apprentissage de la peinture et de la sculpture - de Courbet à Manet, via Rodin - et, surtout, de la photographie, qui, apparue au mitan du siècle, révolutionne le regard porté sur la nudité, est certes important. Mais le corps demeure chargé de représentations sociales, politiques et morales. L'embonpoint rassurant de M. Prudhomme, dessiné par Monnier, renvoie ainsi à l'idéologie qui s'y rattache : l'enrichissement profitable... L'épargne bourgeoise doit prévaloir sur la dépense aristocratique.

Une devise qui inspire aussi le vaste domaine mental, physique et moral de la sexualité. Que de difficulté là encore pour envisager historiquement le désir et la jouissance des corps ! Dans un chapitre qui fera date, Alain Corbin prévient que « la sensualité échappe à la statistique ». La difficulté est alors, pour l'historien, d'évaluer l'influence qu'ont pu avoir sur les pratiques sociales l'érotisme ou l'obscénité. Que font les femmes et les hommes dans un siècle où s'accumulent discours moralistes ou scandaleux ? Les mises en garde des docteurs Tissot ou Bergeret, qui vitupèrent le « vice solitaire » ou les femmes « victimes du spasme vénérien », ne sont sans doute que des indicateurs. Mais dans leurs écrits transparaît la hantise de la dépopulation, de la dégénérescence du corps humain et du corps social. L'hystérie, exact contraire de l'épargne sexuelle, traduit la crainte qu'inspirent les « forces telluriques » qui sommeillent dans le corps de la femme, et désignera bientôt la folie des foules politiques, partie d'un corps social qui s'abandonne au désordre.

Le XIXe siècle s'acharne à étudier le corps, sa gestuelle, ses mécanismes et son économie. Non seulement pour en mesurer les potentialités industrielles (la fatigue de l'ouvrier), mais aussi pour en corriger les dangers par le sport. Un long chapitre de Georges Vigarello introduit remarquablement les enjeux physiques et culturels du sport naissant à une époque qui n'a pas renoncé à sonder le vieux mystère de l'âme et du corps. Vers 1880, on tente encore, par des expériences électriques, d'obtenir des aveux d'un corps décapité et de dialoguer avec sa tête, ultime lieu de l'inconnu et de l'insondable...
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Cette édifiante Histoire du corps ausculte des siècles encore pétris des précédents, mais où se forge déjà le nôtre. Elle porte attention aux cris, aux murmures, aux silences, aux gestes brusques ou retenus. Le corps dans tous ses états, souffrant, désirant ou fantasmé, y est envisagé dans son rapport aux autres. Mais aussi, comme le suggérait Michel Foucault, dans le rapport « de soi à soi »... Quant aux représentations du corps que cette brillante somme ne cesse de mettre en lumière, elles renvoient encore et toujours à de multiples interprétations qu'il faut constamment réinterroger... Mieux qu'une histoire, donc, une promesse d'histoire toujours recommencée...


Gilles Heuré
Télérama n° 2873 - 5 février 2005


À Lire
Histoire du corps, sous la direction d'Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello
Édition du Seuil.
Tome I (feuilleter les pages), 580 p., 40 €
Tome II (feuilleter les pages), 448 p., 35 €.


Rencontre vidéo
Pour une publicité, un film ou un calendrier, les sportifs exposent leurs corps. Georges Vigarello, historien, décrypte cinq images de sportifs en action : le physique de John Weissmuller, Laure Manaudou, Zidane, Bastien Siepielski et Marie-José Pérec.
Regardez la vidéo (4 min 41)

19/02/2005

Le Da Vinci Code en procès... (mdr)

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Agacés par ceux qui prennent les théories du Da Vinci Code pour parole d'Évangile, des historiens d'art et des théologiens organisent une parodie de procès dans la ville d'origine de Léonard de Vinci, près de Florence, pour trancher le vrai du faux dans le best-seller mondial de Dan Brown.

L'un des plus grands connaisseurs de Leonard et directeur d'un musée consacré au peintre, Alessandro Vezzosi, devait ouvrir cette parodie de procès vendredi soir au Palazina Uzielli dans la localité de Vinci. Il a annoncé qu'il apporterait 120 photographies d'oeuvres et documents pour prouver les inexactitudes et contre-vérités historiques contenues, selon lui, dans ce roman mystico-policier qui mêle codes mathématiques, énigmes, complot religieux, cultes mystiques et sociétés secrètes.

Il veut surtout redonner sa place à Léonard de Vinci qu'il estime mal représenté dans le roman.

Alessandro Vezzosi compte notamment comparer la Joconde au portrait du peintre pour prouver que la Mona Lisa n'a pas été faite à l'image de Léonard de Vinci comme il est dit dans le roman.

D'après les organisateurs, personne ne représentera la défense du Da Vinci Code et le «verdict» de ce faux procès sera contenu dans les exposés des intervenants. L'événement n'en a pas moins attiré des centaines de fans du livre qui devaient assister au procès.

Le Da Vinci Code, qui va bientôt être porté à l'écran au cinéma, s'est vendu à plus de 7,5 millions d'exemplaires. Son succès a inspiré des visites touristiques à Paris, où les touristes affluent au Louvre ou à l'Église Saint-Sulpice pour retrouver les sites du roman.

Pas moins de dix ouvrages ont été écrits pour contester le contenu historique ou théologique du livre, basé sur une théorie du complot selon laquelle l'Église catholique romaine aurait agi de façon concertée pour occulter la place de la femme et cacher la vérité sur le Graal, dissimulant la descendance de Jésus et Marie-Madeleine qui se seraient mariés.

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Revue de presse
- Meurtre au musée
- Code Da Vinci : l'enquête
- Rome profite du succès du Da Vinci Code
- Da Vinci Code, nouveau Graal de l'édition
- Hollywood au Louvre
- Enquête sur les sources de «Da Vinci Code», un dossier du Nouvel Observateur
- Livres autour Da Vinci Code
- Les bons comptes du "Da Vinci Code" par Le Monde
- Da Vinci, le code du complot par Libération


À l'antenne
- Une oeuvre de fantaisie
Écoutez l'entrevue
- Rencontre avec le traducteur
Écoutez l'entrevue


Consultez également
- Site officiel de Dan Brown

17/02/2005

Encore !!! Sans moi...

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Anges et démons est le premier roman mettant en scène notre cher Robert Langdon, le célèbre professeur d'histoire de l'art et spécialiste de symbologie religieuse à Harvard. Dans le résumé ci-dessous, les lecteurs de Da Vinci Code retrouveront les recettes de son succès : un cadavre avec des symboles à déchiffrer, une société secrète, un projet diabolique contre le Vatican, une belle femme intelligente et des fausses théories tirées par les cheveux.

Bof...

Il est convoqué au CERN, en Suisse, pour déchiffrer un symbole gravé au fer rouge sur la poitrine d'un éminent homme de science qui a été assassiné. Il fait alors une découverte incroyable : il s'agirait d'un crime commis par une très ancienne société secrète, les Illuminati (kesséça encore ?), laquelle s'est également emparée d'un conteneur renfermant une substance très dangereuse. La secte, qui vient de resurgir après une éclipse de quatre siècles, a juré d'anéantir l'Eglise catholique.

Langdon ne dispose que de quelques heures pour sauver le Vatican qu'une terrifiante bombe à retardement menace !

Dans cette folle course contre la montre, Langdon aura comme alliée, Vittoria, une ravissante jeune scientifique qui l'aidera à décrypter d'archaïques symboles qui d'églises en places romaines le mèneront jusqu'à l'antre des Illuminati…

Date de publication : 2 mars 2005

16/02/2005

Par procuration...

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Un article de l'International Herald Tribune vendait récemment la mèche : officiellement, le président américain a sur sa table de chevet une biographie de George Washington - et la Bible, bien sûr ! Mais, et le bureau de presse ne le dit pas, il s'apprêterait à lire I am Charlotte Simmons, qui raconte les aventures, notamment sexuelles, d'une jeune fille issue d'une famille très pieuse, qui rentre à l'université. En tout cas, affirme le quotidien américain édité à Paris, Bush recommande chaleureusement à son entourage cet ouvrage de son ami Tom Wolfe.

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On dit que le président serait en train de lire le dernier roman - sulfureux et érotique - de Tom Wolfe, ce qui montre bien la différence entre le gouvernement précédent, où l'on copulait dans le Bureau ovale, et celui-ci, où l'on se contente de lire des histoires sur le sujet.


Dessin de Danziger
CWS

04/02/2005

Secretum

medium_secretum.jpgAprès le succès d'Imprimatur, vendu dans une vingtaine de pays, les auteurs entraînent à nouveau leurs lecteurs dans les aventures d'un ancien castrat devenu espion pour Louis XIV, Atto Melani.

Cinq romans sont encore à venir, les sept titres de la série formeront d'ailleurs une phrase : Imprimatur Secretum Veritas Mysterium, Unicum... Qui veut dire : L'on peut imprimer les secrets du monde entier, mais la vérité est toujours un mystère. Ce qui reste est seulement... Les titres des deux derniers romans sont gardés secrets, les lecteurs devront les deviner.

Résumé :

Juillet 1700, année du Jubilé, le cardinal Spada célèbre avec faste, dans son palais de Rome le mariage de son neveu. Y sont conviés les membres des plus grandes familles italiennes, dont bon nombre de prélats, ainsi que des représentants des cours européennes. Mais la fête tourne mal. Atto Melani, ancien castrat, espion de Louis XIV, est blessé d'un coup de poignard par un mendiant. Un policier, Sfasciamonti, se charge de mener l'enquête. Car la fête organisée par le cardinal Spada n'est, en réalité, qu'une façade qui cache des enjeux de tout premier plan : l'élection du prochain pape et la succession d'Espagne. Sur fond de festins et de divertissement raffinés, c'est le sort de l'Europe entière qui se joue à travers enchevêtrement d'énigmes, de lettres codées et d'intrigues.


Biographie :
Rita Monaldi (diplômée de philosophie classique et spécialiste de l'histoire des religions) et Francesco Sorti (musicologue, spécialiste de la musique du XVIIe siècle) sont les auteurs du best-seller international Imprimatur, un thriller historique dévoilant des documents inédits des archives du Vatican. Mariés, ils vivent à Vienne (Autriche).

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